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Probablement, les élections ‘’chaotiques’’ tenues le 30 décembre 2018, ayant facilité une alternance en douceur au sommet de l’Etat, à travers un Président de la République sortant toujours majoritaire dans toutes les autres institutions et un Président entrant mais minoritaire par tout ailleurs, elles auront eu, finalement, le seul mérite d’être remises en question par la majorité des congolais, toutes tendances confondues.

Attendez ! Les résultats de ces scrutins n’ont jamais autant divisé jusqu’aujourd’hui, la population qui, pourtant, ne jurait que sur la ‘’vérité des urnes’’, principalement aux législatives nationales et provinciales. Une année après, les politiciens ainsi que les congolais lambda ont du mal à s’accorder sur la question épineuse de désignation de nouveaux animateurs de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les réformes approfondies de cet appareil électoral dont le suspicion demeure vivant et visible à l’œil nu par tout celui qui scrute la chronique d’actualité. Entre les réformes et la désignation de nouveaux animateurs de la CENI, c’est ici qu’il y a la pomme de discorde.
Après le communiqué de Lamuka, la protestation des Eglises catholique et Protestante sur le choix de celui qui devrait remplacer Nangaa à la tête de cet organe ‘’indépendant’’, doublé de la sortie médiatique des groupes parlementaires de l’Opposition et dernièrement la mise au point de l’Eglise Kimbanguiste, il y a lieu de constater à tel point le dossier CENI suscite beaucoup de passions. Puisque les élections de 2006, 2011 et même celles organisées en 2018 ont toutes été qualifiées de non transparentes par les observateurs, nombreux sont ceux qui pensent que des réformes approfondies au sein de cet appareil électoral s’avèrent indispensables pour s’assurer de la crédibilité des joutes électorales à venir notamment, celles de 2023. Mais, comment faudrait-il faire du neuf avec le vieux ? A chacun de répondre.
Dans tous les cas, les confessions religieuses, la société civile qui jure, elle aussi, par son implication dans le choix du prochain président de la CENI, les plateformes politiques et le parlement, sont tous appelés à gérer cette transition dans un climat qui reflète la démocratie. Tout compte fait, la RDC qui s’apprête à célébrer dans la méditation la fête de son indépendance ce mardi 30 juin, la 60ème du genre, espère voir, enfin, la tenue des élections crédibles et transparentes dont les résultats feront la différence et la référence dans la mémoire collective congolaise et africaine. C’est le Congo-Kinshasa qui sortira, finalement, ragaillardi.

La Pros.

 

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