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2020 décrétée année de l’action par le Président de la République, Félix Tshisekedi, coïncide avec une pluie de dossiers judiciaires. Assiste-t-on au triomphe d’une justice équitable, d’une justice indépendante ? L’Etat de droit tant prôné par le géniteur du leitmotiv «Le peuple d’abord», Feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba, devient-il une réalité en RD Congo ?


Véritable saga judicaire. Il y a l’affaire Jammal Samih dans laquelle est notamment cité Vital Kamerhe, ex-Directeur de Cabinet du Président de la République. Il y a aussi l’affaire David Blattner, patron de la société Safricas, impliqué dans la construction des sauts-de-mouton. L’on peut également citer l’affaire de la construction de la route au Nord-Kivu dans laquelle le Directeur Général de FONER a cité les DG de SOCOC, de l’Office des Routes (OR) et de l’Office des Voiries et Drainages (OVD). Il y a l’affaire Thierry Tymeans, l’ex-DG de la Rawbank ; l’affaire du DG de l’OGEFREM, patient Saiba ; le dossier judiciaire John Ntumba ; le procès Pascal Mukuna. Ex-DG de la SNEL, Joe Bakali vient aussi d’être jeté en prison. La liste n’est pas exhaustive.
Dans un Etat de droit, en effet, les juges ne sont soumis qu’à l’autorité de la Loi. Et les citoyens sont tous égaux devant la Loi ; et ils sont égaux face à la protection de cette même loi. Il faudra, de ce fait, éviter que ces multiples affaires judiciaires ne conduisent à des non-lieux. Eviter l’arbitraire, la parodie de justice. Eviter la justice spectacle. Eviter des règlements de compte politique. Etablir des liens de causalité. C’est ce que les citoyens épris de bon sens attendent de la justice congolaise.
De l’avis des spécialistes, l’Etat de droit n’est pas à confondre avec l’Etat pénitencier. Certes, beaucoup applaudissent que des «gros poissons», des intouchables, puissent tomber dans les mailles du filet de la justice. Mais, cela ne doit nullement être de la poudre de Perlimpinpin aux yeux de la population congolaise.
Une justice indépendante suppose que les juges assis soient à l’abri de la corruption. Ils doivent donc être dotés des moyens conséquents en vue de faire face aux nombreuses tentations. Ces mêmes juges ne doivent pas non plus se comporter en électrons libres évoluant hors des normes fixées par la Loi.
Concernant l’épineux dossier judiciaire sur les fonds alloués au programme intérimaire de 100 jours du Président de la République, la population désire que des centaines de millions de dollars américains volatilisés ou détournés soient restitués au Trésor Public. La justice spectacle ne vise, malheureusement, que la consommation extérieure. Mais, pas l’éclatement de la vérité.

La Pros.


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