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Ça va très mal au sein de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), le parti présidentiel, et dans la coalition au pouvoir Cap pour le Changement (CACH) ! Dans un tel contexte, le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, se trouve fragilisé face à ses alliés du Front Commun pour le Congo (FCC) que pilote Joseph Kabila. Le fils biologique et politique du Sphinx de Limete devient-il un roi aux pieds d’argile ?


Les cadres et militants ou mieux, les combattants du parti politique légué par Etienne Tshisekedi wa Mulumba, d’heureuse mémoire, s’empoignent, depuis un certain temps, sur la légitimité des personnes appelées à diriger l’UDPS.
Cette cacophonie tire ses origines dès la veille de l’alternance dite pacifique et historique entre Joseph Kabila et son successeur.
Félix Tshisekedi avait, en effet, signé et remis un mandat spécial à Jean-Marc Kabund qu’il élevait au rang de président ad intérim de l’UDPS vu ses nouvelles fonctions à la tête de l’Etat.
Un groupe de frondeurs dont Jacquemain Shabani et Paul Tshilumbu déchus de leurs postes respectifs au niveau du parti, ne cesse de tirer à boulets rouges sur Kabund et son Secrétaire Général a.i., Augustin Kabuya.
Paradoxalement, le président de la République et Autorité de CACH dont font partie l’UDPS et l’UNC de même que leurs alliés, reste silencieux.
Considéré comme Temple de la démocratie, l’UDPS se désintègre au jour le jour au point de ne rester qu’une simple personnalité morale. C’est avec un tel parti que Fatshi peut compter pour sa réélection en 2023 ?
De l’autre côté, l’accord de Nairobi entre l’UDPS et l’UNC semble se conjuguer désormais au passé. Détenu à la Prison Centrale de Makala, Vital Kamerhe, deuxième personnalité influente de CACH et leader de l’UNC, vient de perdre sa casquette de Directeur de Cabinet au profit d’un membre de l’UDPS, en l’occurrence, Kolongele Eberande, confirmé intérimaire de VK par voie d’ordonnance présidentielle.
Et, à maintes reprises, la liberté provisoire a été refusée au «faiseur des rois» VK qu’on accuse de détournement présumé des fonds alloués au programme de 100 jours du Chef de l’Etat.
Désormais, coalition de façade, CACH ne tient plus qu’à un fil ? Avec l’UDPS fragilisé et déchiré, CACH tend inévitablement vers un naufrage.
Dans le cas où il serait blanchi par la justice, Kamerhe réveillerait ses intentions légitimes, du reste, à être un présidentiable irréductible à l’horizon 2023. Et, dans ce cas, Félix Tshisekedi aurait-il à redessiner son avenir politique avec lui, comme allié, ou chercherait-il, à son corps défendant, à s’en défaire ? Mystère.
Quoi qu’il en soit, au-delà de procédures judiciaires en cours, il se pourrait que dans le cadre du désengorgement des prisons suite au Covid-19, Vital Kamerhe puisse, comme plusieurs autres codétenus, bénéficier, lui aussi, d’une liberté provisoire qui, pourtant, lui a déjà été refusée plus d’une fois.
Voilà pourquoi, il serait imprudent de minimiser cette deuxième personnalité influente de la coalition CACH, ni de la conjuguer au passé politiquement, alors que l’histoire peut encore, contre toute attente, lui trouver de nouveaux ressorts pour rebondir sur scène.
Ainsi donc, l’avenir du paysage politique congolais, quoiqu’actuellement brumeux, réserve des multiples surprises au monde. Si bien que les détracteurs des uns et des autres se doivent de ne pas vendre, ni troquer d’avance la peau de l’ours qu’ils n’ont pas encore apprivoisé.

La Pros.

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