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Mardi noir pour Vital Kamerhe, deuxième personnalité la plus influente de la coalition Cap pour le Changement (CACH). Sa demande de liberté provisoire, de même que celle de son co-accusé Jammal Samih, a, une fois de plus, été rejetée.

Le même jour, Désiré-Cashmir Kolongele Eberande a été confirmé intérimaire de VK au poste de Directeur de Cabinet du Président de la République au terme d’une ordonnance publiée dans la soirée sur les antennes de la RTNC. Histoire de protéger la République et d’ôter à Kemerhe cette casquette administrative dont il se prévalait au premier jour du procès. CACH serait-il au bord de l’éclatement ?
C’est désormais sur la mesure de désengorgement des prisons envisagée par le gouvernement congolais pour lutter contre la propagation du Coronavirus dans les milieux carcéraux que réside l’espoir d’une éventuelle remise en liberté du leader de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC). Tous les yeux sont désormais tournés vers le ministre de la Justice.

Au cours de ce premier jour de procès retransmis en direct sur les antennes de la RTNC, Kamerhe a déclaré qu’il n’était pas le seul Superviseur du programme intérimaire de 100 jours du Président de la République, Félix Tshisekedi. Ils étaient neuf au total dont le Directeur de Cabinet adjoint du Chef de l’Etat, Kolongele Eberande, et le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), Déogratias Mutombo, et qu’en plus, il y avait un Coordonnateur du programme de 100 jours, en l’occurrence, Nicolas Kazadi, l’Ambassadeur itinérant du Président de la République.

Pourtant, dans un communiqué officiel publié un certain 15 février 2020, ce dernier avait porté à la connaissance du public les clarifications suivantes : «[…] S’agissant du programme dit de 100 jours, n’ayant pas été associé à sa conception, ce n’est qu’après son lancement que j’ai été chargé, par Monsieur le Directeur de Cabinet, d’assurer la coordination de son suivi au sein d’une Commission ad hoc. Ladite Commission a travaillé sous l’autorité directe du Directeur de Cabinet. Son travail a essentiellement consisté à : Compiler les rapports en provenance des entités en charge de l’exécution des travaux ; Organiser les missions de suivi sur terrain ; Faciliter la bonne exécution du programme. En ma qualité de Coordonnateur, je n’ai bien sûr pas eu de contact financier quelconque, ni avec les entreprises privées ou publiques retenues pour les différents projets, ni avec les ministères des Finances ou du Budget. Cela ne relevait aucunement de mes prérogatives».

Donc, Nicolas Kazadi ne se reconnaît ni dans l’habit d’un ordonnateur, ni dans l’habit d’un percepteur s’agissant des aspects spécifiques du programme liés aux mouvements des fonds et à leur utilisation. Il en a même appelé à des audits professionnels, réalisés dans des délais raisonnables et aboutissent à des conclusions claires et crédibles.
Il ne reste plus que Vital Kamerhe comme seul pilote, seul maître à bord du programme intérimaire de 100 jours à même d’éclairer la lanterne de l’opinion. De plus en plus, ce procès va prendre une connotation politique. Les cadres de l’UNC et de l’UDPS affichent-ils une unité de façade ? D’aucuns pensent que l’éclatement de la coalition CACH profile à l’horizon.

La Pros.

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