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«Libérez le centre-ville ! ». Tel est le cri de cœur de la quasi-totalité de la population kinoise qui, depuis l’apparition du Coronavirus, n’arrive plus à vaquer à ses occupations quotidiennes et, surtout, à faire face à la faim. Loin d’être une simple commune, Gombe est le lieu d’affaires, siège de plusieurs institutions et entreprises où convergent les habitants de vingt-trois autres communes de la capitale.


Etant donné que le Covid-19 est une réalité qui semble s’étendre sur plusieurs semaines, mois, voire, années, les Kinoises et Kinois se demandent comment vivre avec cette pandémie sur une longue durée. Autrement, la faim risque de faire beaucoup plus de victimes que ce virus mortel tant redouté et qui met à genoux le monde entier.
Les marchés, supermarchés, entreprises publiques ou privées, bistrots, restaurants, églises, complexes sportifs, écoles, universités, ambassades, ont presque tous fermés. L’économie tourne au ralenti. L’appauvrissement prend des proportions alarmantes. Avec les poches vides, les pères de famille ont énormément du mal à faire face à cet état d’urgence sanitaire décrété par le Chef de l’Etat.
En France, le déconfinement progressif débute ce lundi 11 mai. Certains observateurs accusent les pouvoirs publics congolais de faire du copier-coller sur l’Occident. A quoi aura servi le confinement de la Gombe ? Quel est l’impact réel de cette mesure impopulaire ? Au vu du nombre sans cesse croissant de cas testés positifs (826), beaucoup disent que c’est un échec cuisant.
Certaines personnes suspectées d’avoir contracté le Coronavirus et isolées à l’hôpital du Cinquantenaire ont haussé le ton via des vidéos balancées dans les réseaux sociaux. Elles décrient une mauvaise prise en charge. Ces cris d’alarme ont fait déplacer le couple présidentiel dans ce site en vue de s’enquérir de la situation réelle. Les Congolais rapatriés de Dubaï ont quitté, de leur propre chef, l’hôtel où ils étaient mis en quarantaine quatorze jours durant. L’équipe de riposte ne semble pas maîtriser cette situation préoccupante.
Convoqué par les élus du peuple, le Premier ministre a indiqué à l’hémicycle du Palais du Peuple que le gouvernement a déjà mis à la disposition de ladite équipe pilotée par le docteur Jean-Jacques Muyembe une enveloppe de 3 millions de dollars. Certains Députés nationaux affirment que ce n’est qu’une goutte d’eau sur le budget global de 135 millions de dollars présenté par l’homme qui a vaincu le virus d’Ebola.
Avec toutes ces tergiversations, le panier de la ménagère s’en trouve de moins en moins garni. Car, le taux de change grimpe, les prix de certaines denrées de première nécessité prennent l’ascenseur même si une petite accalmie est observée sur le marché. Cependant, les conducteurs saluent la révision à la baisse du prix du carburant. Malgré tout, les gestes barrières doivent être de stricte application. Cette pandémie contraint tout le monde à une nouvelle vie. Rien à faire.

La Pros.

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