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Précision utile : je suis un ancien de l'Ack. Ma famille y a adhéré en 2007 avant de nous en retirer en 2016.


Ce samedi 2 mai 2020, la stupéfaction a été totale à la vue de cette vidéo de malheur circulant à la "Coronavirus" sur la toile. Il a fallu passer une bonne partie de la nuit à l'effacer dans différents groupes WhatsApp, mais en vain. Ce dimanche 3 mai 2020, aussitôt réactivé Internet, le "virus" est là !
Qui a osé faire cette chose-là ? A la personne qui l'a inspirée, de même qu'à celle qui l'a financée et à celle qui l'a diffusée, il est bon de rappeler la sentence de l'Éternel en Deutéronome 32-35 : "A moi la vengeance et à moi la rétribution".
Pascal Mukuna est un être de chair comme nous le sommes tous. Aucun être humain n'étant parfait, nous avons tous des faiblesses.
Dans notre parcours sur cette terre des vaches, il nous arrive de faire des choix qui peuvent ne pas être ceux réellement recherchés. Ou même quand ils sont les choix de Dieu, il (nous) arrive de pécher, de faire du mal, de causer du tort à l'autre. Surtout dans le domaine politique.
Mais est-ce vraiment une raison de descendre aussi bas dans la lutte, quand bien même en politique tous les coups sont ou soient permis, comme ça se dit ?
Non, non, non !
Là, c'est le Congo - celui de Georges mon père et d'Esther ma mère pour ne pas citer Kasa-Vubu ou Lumumba - qui tombe trop bas, ou qu'on fait tomber trop bas par ceux qui n'ont aucune considération pour ce pays, à supposer seulement qu'ils s'y soient seulement reconnus.
Certes, Pascal Mukuna n'aurait jamais dû, mais alors jamais commettre l'impair d'insulter la main qui l'a nourrie ou du moins celle qu'il a léchée des décennies durant.
Dans son " combat " politique, il a entraîné des foules, et des foules, et des foules à épouser sa cause.
Au nom de cette responsabilité devant Dieu et devant les hommes, il n'avait pas à agir comme il a commencé à le faire, même si c'est pour se rapprocher du nouveau pouvoir pour s'éloigner de l'ancien.
Il est allé trop loin en se laissant entraîner par ces "néo-journalistes" de la toile qui se préoccupent plus de leur "audimat" que de l'intérêt des acteurs du terrain.
Une bonne partie de la communauté Ack a découvert son évêque plus sur le terrain politique que sur celui de l'Ordre missionnaire.
Evidemment, la réaction ne pouvait être que cinglante !
Mais, de là à en arriver au sextape balancé sur les réseaux sociaux, cette réaction est tout ce qu'il y a d'animal. Elle traduit le summum de l'immoralité.
Est puisque l'immoralité détruit même la créativité, on va jusqu'à lier le chant luba à cette grossièreté comme pour tourner en dérision toute la communauté bien identifiée : celle des Kasaïens !
Voilà comment Dieu confond ceux qui se substituent à lui dans la vengeance et dans la rétribution.
A ce propos, je persiste et signe : l'esprit tordu ayant inspiré cette vidéo et la main qui en a financé la réalisation ainsi que la diffusion doivent apprendre à leurs dépens que les confessions religieuses congolaises, toutes tendances confondues, sont généralement solidaires lorsqu'un tel malheur arrive à un des leurs. On n'est pas ici dans une affaire de sexe où quelqu'un se plaint ! Non ! Là, l'intention de nuire est évidente. Elle a été bien planifiée et très bien exécutée. Ce qui a été fait à Mukuna, Ambongo ou Kimbangu Kiangani, sinon, Bakundoa ou cheik Abdallah se savent à leur tour sous menace de le vivre. Et avec eux les chefs coutumiers, bref ce qui représente et symbolise l'Autorité dans une communauté humaine.
Malheureusement, il n'existe pas de crime parfait.
Le doute n'est pas permis : ce "crime" ne sera ni accepté, ni encouragé par tous les membres de la famille politique censée bénéficier du "sextape". Certains vont se désolidariser de cette chose immonde, les uns en public, les autres en privé.
Au fait, là se pose le vrai problème auquel le Congo fait face depuis 1960 : celui de la culture !
Dans la mienne, on n'exhibe pas le sexe. Surtout celui d'un parent, même s'il est sorcier.
Je vous en fais sincèrement l'aveu : pour la première fois, j'ai honte d'appartenir au Congo que j'ai toujours chéri. Et je ne pense pas être seul...

Omer Nsongo die Lema/CP


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