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La loi est dure. Mais, c’est la loi, dit-on. L’homme ira en procès. Vital Kamerhe, le Directeur de cabinet et Leader de l’UNC, et deux des ses co-accusés seront devant les juges, le 11 mai prochain.


Il est question de tirer au clair l’affaire des maisons préfabriquées dont la réalisation avait été confiée à Jammal Samih avec la complicité de Jeannot Muhima, le chargé d’imports-exports à la Présidence.
Hier encore, dans une autre affaire,les auditions se poursuivent. Et, la série continue. Thomas Luhaka Losendjola, l’actuel Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, a été entendu au Parquet Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe.
Il devait, semble-t-il, répondre à un certain nombre de préoccupations liées notamment, aux dossiers en rapport avec les travaux d’infrastructures confiés en son temps à la Sococ, pour la réhabilitation des routes au Nord et Sud-Kivu. Même s’il en est sorti les mains non menottées, il n’en demeure pas moins que ces interpellations, au vu du rythme saccadé et de la trempe des personnalités ainsi convoquées, donnent à penser que l’avenir du pays a été sérieusement sacrifié sur l’autel des intérêts aussi bien sordides que bassement matériels. L’élite intellectuelle qui, normalement, devait justifier d’une probité morale ainsi que d’une intégrité sans failles dans la gestion de la Res Publica, affiche-là ses limites.
Il suffit d’effectuer un petit tour à Makala pour s’en rentre vivement compte.
Car, les têtes apostrophées sont à compter parmi les dirigeants qui, à longueur de journées, trimballent de grandes limousines sur des routes, pourtant, en lambeaux tout en brassant de grosses sommes d’argent piochées du Trésor Public sur au détriment du contribuable congolais, suscitent bien de la nausée, des pensées morbides et des idées hystériques.
Tout ceci heurte, malheureusement, le bon sens ou, à tout le moins, révolte. Surtout que la plupart d’entre eux étaient bien dans la première ligne de ceux qui aspirent à accéder au strapontin du pouvoir d’Etat en RD. Congo.
Mais, hélas ! Heureusement qu’on en est pas encore à des condamnations définitives, selon que la procédure exige, très généralement, du temps. Il va falloir, cependant, que les juges qui ne sont soumis qu’à l’autorité de la loi, travaillent en toute liberté, sans interférences politiques, ni trafics d’influence. De telle sorte qu’après toutes ces gymnastiques judiciaires, la sentence tombe et que vérité éclate au grand jour.

LPM


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