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Ngobila, le ‘’confineur’’ de la Gombe, est devant le choix cornélien. Epargner les kinois des affres de Covid-19. Et, laissez, en même temps, tourner le centre des affaires, pour ne pas exposer ‘’ses administrés, à la sentence de la fin due à la faim avant que la pandémie n’en arrive à en lancer ses projectiles vers l’œsophage, dans l’axe du pharynx à l’hypothalamus.


Et, pourtant, tout récemment, Qu Dongyu, le tout nouveau de la FAO, craignait, dans une tribune publiée peu avant que cette pandémie ne prenne des proportions dramatiques à travers le monde, que Coronavirus ne joue le jeu de la faim. Vous mangez aujourd’hui. Mais, demain encore, il le faut. Après demain, il faudra le faire jusqu’à la fin des temps.
Apparemment, cette pandémie aux élans impitoyables plante lentement mais sûrement les racines d’une guerre de longue portée, d’une lutte titanesque, d’un combat acharné.
Et donc, d’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, l’humanité toute entière est appelée à vivre avec, à ouvrir les alvéoles d’un front commun contre cette pandémie dont le défi devient planétaire.
Ce week-end, en effet, à Floride, les plages ont été ouvertes au public, en insistant particulièrement sur toutes les règles liées notamment, à la distanciation sociale, aux lavages des mains ainsi qu’aux reflexes devenus notoirement connus sous l’appellation des ‘’gestes barrières’’.
A Sydney, à l’autre bout du monde, loin des Etats-Unis d’Amérique qui sont l’un des pays parmi les plus touchés au monde, les australiens, tout en prenant toutes les mesures contre cet intraitable coronavirus, ont, eux aussi, repris à s’exposer au soleil, après tout ce temps de confinement somme toute traumatisant. Chose curieuse pendant ce temps, à Tel-Aviv, en Israël, les manifestants autorisés par la police devraient, plutôt, s’en tenir aux gestes barrières pour exprimer leur ire contre une série de pratiques contre les autorités en ce qui concerne notamment, leurs conditions de vie.
Au Mali, Serge Daniel, l’un des célèbres correspondants de Rfi, œuvrant en plein confinement, a vécu dimanche, des scènes devant des bureaux de vote. Au-delà de troubles, le deuxième tour des législatives a eu lieu. Comme quoi, le temps ne s’est pas arrêté. Et que la vie continue !!!
Félix Tshisekedi, recevant les Chefs des Confessions religieuses, hier à Kinshasa, ne l’a-t-il pas si bien compris lorsqu’à quelques encablures de l’expiration de l’état d’urgence sanitaire, tel qu’il l’avait décrété, à la veille du 24 mars dernier, il s’est lancé ainsi dans une sorte d’opérations de redimensionnement de sa démarche ? Même si rien n’a filtré de ces cogitations, il va de soi qu’il soit possible d’imaginer qu’après tout, les choses seraient en train de prendre la voie de la dédramatisation.
Tout en observant, évidemment, les règles universelles édictées par l’Oms, quoique rabrouée par Trump, du haut de son courroux ayant conduit à la suspension des financements américains, il y a lieu d’encourager, sous ces frasques expérimentales, les dispositions simples et préventives.
Il va falloir ainsi que seule, la conscience devant cet enjeu sanitaire, pour chacun des congolais, constitue la clé de voûte qui contribuera, à coup sûr, à faire reculer cette pandémie jusqu’à ses derniers retranchements.

LPM

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