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Kinshasa n’est pas Paris. Kinshasa n’est pas New York. Tout comme qui dirait, rien ne doit être pris au hasard. Certes, Covid-19 sévit à travers le monde avec la même acuité. Mais, les méthodes et mesures adoptées pour y résister ne sont pas forcément les mêmes.


Tenez ! Là où Didier Raoult claironne en France pour vanter les mérites de l’hydroxychloroquine, à Pékin, les spécialistes chinois qui, eux, au bout de la lutte contre la même pandémie, parlent, à haute et intelligible voix, de Plasma Thérapeutique.
D’ailleurs, ils vont plus loin, jusqu’à expérimenter d’autres mécanismes dont ils sont seuls à en détenir le secret, pour justifier une expertise devenue recherchée sur l’ensemble de la planète dans le cadre de cette lutte sans merci contre Covid-19 et tous ses effets pervers et ravageurs.
Et, pourtant, lorsque le Ministre Allemand parle de Covid-19 comme d’une pandémie ‘’contrôlable’’, il évoque, certainement, d’autres applications qui ne relèvent, cependant, pas de la même recette que chez Didier Raoult qui, pourtant, été visité par Macron.
Autant faire ce peu en optant pour des axiomes qui, logiquement, s’adaptent le mieux aux capacités nationales, aux moyens aussi bien matériels, humains que financiers.
Tel est le sens de la mesure qu’est celui qu’il faudrait modestement attribuer à l’actuel Premier Ministre, le Professeur Ilunga Ilunkamba. En toute proportion gardée, il a su tempérer les ardeurs et ramener les choses dans les fourchettes acceptables. Entre les élans de l’équipe de riposte et la frayeur que suscite le désastre de la pandémie, il a, en réalité, coupé la poire en deux.
Donc, renforcer les mesures, en imposant le port obligatoire des masques, déconfiner Gombe, ouvrir l’accès aux alimentations et aux banques.
Et, puis, garder les barrières et limiter les déplacements oiseux en Ville, permettrait, par exemple, d’éviter les menaces d’un emballement au confinement dont l’économie du mal ne saurait pas tarder, au regard de la précarité des bourses domestiques si souvent contraintes à se démener au quotidien.
Même si, jusque-là, ces options ne sont que des pistes à explorer, il n’en demeure pas moins vrai qu’elles si elles sont appliquées, elles contribueraient à défaire l’étau social dont le confinement de la Gombe n’aura été qu’une véritable épée de Damoclès pour l’essentiel des services générateurs des recettes et administrations stratégiques.
Quoi qu’il en soit, toutes ces mesures exigent, néanmoins, que l’ensemble des congolais en acceptent la pullule, si amer soit-elle.
D’où, l’idée de l’effort collectif pour vaincre Covid-19. A chacun d’y prendre part, même à partir de sa maisonnée, de sa rue, de son quartier. De la sorte, l’on poussera Covid-19, tel un intrus gênant, loin des frontières de la RD. Congo. Mais, tant qu’il n’y aura pas de vaccin, ni de produits appropriés, combien de temps devra-t-on garder ces mêmes frontières-là fermées ? Et les écoles et universités ? Et les églises, bars et restaurants ?

LPM


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