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Il se tiendra ou ne se tiendra pas ? Telle est l’interrogation qui taraude l’esprit de tous ceux qui suivent de près l’actualité du pays. La convocation du Congrès telle qu’elle a été déjà signalée la semaine dernière par les deux présidents de deux Chambres sœurs du parlement, son annonce aura eu le seul mérite de transformer, en un seul coup, tout utilisateur des réseaux sociaux en expert en Droit Constitutionnel.

Maçons ; mécaniciens ; électriciens ; médecins ; journalistes ; politiciens, sans oublier les wewa, tous ont émis leur point de vue, prenant même la Constitution à témoin sur la conformité ou pas de la Convocation dudit Congrès. C’est dans cette foulée que certains se sont rangés derrière Thambwe Mwamba, Président du Sénat, qui parlait du juridisme et des mesures d’encadrement de l’état d’urgence annoncé par l’Ordonnance du Président de la République. D’autres, par contre, étaient du côté de Jean-Marc Kabund, soulignant, par ailleurs, que l’acte posé par le Président de la République, qui consiste à décréter l’état d’urgence sans pourtant passer par le parlement pendant cette période où le pays se trouve à l’épicentre d’une urgence sanitaire, causée par la pandémie meurtrière qu’est la COVID19, demeure la seule et unique procédure réglementaire et conforme à la Constitution.
Malgré les réactions des experts, il aurait fallu attendre le verdict de la Cour constitutionnelle pour donner raison finalement à Félix Tshisekedi. Dans son ordonnance du 24 mars, ce dernier aurait fait référence à l’arrêt de la Cour suprême de 2007 et celui de la Cour constitutionnelle de 2019. Cet arrêt aurait échappé à beaucoup de constitutionnalistes dont le juriste Thambwe Mwamba et son collègue Mabunda de l’Assemblée nationale. Conséquence, la Cour Constitutionnelle a tranché dans la continuité de sa jurisprudence en déclarant conforme à la Constitution l’état d’urgence par le Président de la République, mettant fin au débat. Statuant toutes affaires cessantes en ce jour, la Haute Cour a également avalisé les mesures prises par le Chef de l’Etat. De ce fait, le Congrès n’a plus donc sa raison d’être. Ainsi, on aura évité de justesse un bras de fer entre l’Institution Parlement et Président de la République. Mais aussi et surtout, une énième crise après celle qui secoue actuellement le monde sur le plan sanitaire.
Cela étant, au-delà des couleurs politiques des uns des autres, en ce moment, il est plus que nécessaire de se focaliser sur ce qui unit plutôt que sur ce qui divise les filles et fils de ce pays. En cette période critique de Coronavirus, des affaires judiciaires qui agitent le pays dont les dossiers des millions opposant Kamerhe, Dircab du Chef de l’Etat et la convocation ou pas du Congrès, l’essentiel serait de laisser la justice faire réellement son travail dans l’équité et de manière indépendante, d’encourager l’équipe contre la riposte à COVID-19 à engager une politique cohérente et efficiente contre la propagation de cette pandémie. Quant aux politiciens, ce n’est pas le moment de tout politiser ou d’envisager des pratiques machiavéliques et antidémocratiques tendant à créer un chaos alors que le pays peine à décoller. Il est temps de passer vraiment à l’essentiel. Quant à la tenue du Congrès, le débat est clos !

La Pros.

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