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C’est confirmé : les deux chambres du parlement sont dorénavant en congé au moins jusqu’au 5 avril. Déjà, l’ouverture, le 16 mars, de la session ordinaire à l’Assemblée nationale s’est déroulée dans un contexte tout particulier : entre l’arrivée insidieuse de la pandémie de coronavirus et l’épée de Damoclès suspendue au-dessus des députés à la suite de la déclaration londonienne de Félix Tshisekedi le 19 janvier, le décor était planté pour une session tumultueuse malgré l’appel à l’apaisement et la cohésion lancé par les deux ‘’Hautes Personnalités’’ lors de leur dernier tête-à-tête de N’sele.


Cerise sur le gâteau : l’intervention magistrale du professeur Muyembe invitant à plus de responsabilité dans leurs agir et déclarations relatives à la crise sanitaire. Le résultat a été fulgurant : l’Assemblée nationale emboîtait le pas au Sénat dont le président avait, quelques plus tôt, annoncé que les plénières seraient suspendues jusqu’à la preuve de la garantie que les réunions se tiendraient en toute sécurité.
En menant une réflexion par l’absurde, il peut apparaitre que le coronavirus est venu à la rescousse de Félix Tshisekedi. Car dans le cas où le président de la République continuerait à mûrir son projet de se débarrasser d’une Assemblée nationale qui le gêne aux entournures et joue à l’empêcheuse de danser en rond, alors le coronavirus est son allié objectif. Le blackout décrété, le chef de l’Etat n’aura plus qu’à légiférer par Ordonnances, libéré des pesanteurs (quoique momentanément) d’une majorité parlementaire frondeuse, aux allures d’une épine dans le pied.
D’ici au 5 avril, c’est bien peu, car chaque jour qui passe compte au cours d’une session au calendrier hyperchargé de matières aussi déterminantes les unes que les autres, dont les mécanismes de poursuite du processus électoral et la patate chaude de la double nationalité.
Le Parlement, et particulièrement l’Assemblée nationale en congé, au moins Félix Tshisekedi ne sera pas accusé de parachever un dessein couvé de longue date. La décision des bureaux des deux chambres vient à sa rescousse et le met à l’abri des supputations malveillantes des faiseurs de procès d’intention.

La Pros.

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