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Et de quatre. L’éminent virologue et professeur Jean-Jacques Muyembe l’a confirmé mardi 17 mars dans un hémicycle où les députés, assis, ne semblaient pas avoir respecté la distance de sécurité de 1 mètre : un quatrième cas de coronavirus est confirmé à Kinshasa.

Il s’agirait d’un citoyen congolais arrivé des Etats-Unis, le 8 mars. Vraisemblablement sur le même vol que le patient zéro. Il aura donc fallu une dizaine de jours pour le localiser, avec ce que cela suppose de la constellation de ses contacts potentiellement dangereux qui se baladent dans la nature.
Nous en sommes encore, affirme le professeur Muyembe, au stade d’une ‘’épidémie des voyageurs’’. C’est-à-dire que les cas enregistrés dans la capitale à ce jour concernent principalement des patients venus des pays étrangers. Déclaration malencontreuse, s’il en fut, dans la mesure où il est possible qu’elle soit extrapolée par des esprits mal tournés dans le sens où les sédentaires impénitents ne se sentiraient pas concernés.
Elle risque même d’apporter de l’eau au moulin des accrocs des réseaux sociaux et des sectes d’illuminés trop enclins à prendre à contrepied, les recommandations de l’OMS relayées par les autorités sanitaires nationales.
Mais, le scientifique est resté catégorique : le coronavirus pose des cas de conscience, et les politiques sont particulièrement invités à tourner sept fois leur langue dans la bouche avant de s’exprimer. Ce disant, il devait penser aux travers langagiers de la Députée Eve Bazaïba qui doit regretter à l’heure qu’il est, une sortie qui lui restera longtemps collée à la peau, malgré la tentative tardive de Fidèle Babala d’arrondir les angles et de faire oublier la bourde historique de la secrétaire générale du MLC qui traitait récemment le coronavirus version RDC d’une mascarade montée par les autorités pour se remplir les poches. Une vaste ‘’Opération Kanyaka’’, selon ses dires.
Un quatrième cas confirmé donc à Kinshasa. Mais, il faut rappeler qu’à la mi-février, et à la même date, l’Italie comptait également… quatre cas. Un mois plus tard, la barre de deux mille morts a été franchie, et le pays est en confinement général absolu.
Dans les villes congolaises, en revanche, il est encore difficile de se rendre compte, en dehors de certains milieux à grande affluence, de l’effectivité des mesures de prudence. Le rôle des leaders d’opinion n’a jamais autant été attendu.

La Pros.

 

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