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Trois semaines déjà que les portes des bureaux de la commune de Ngaliema sont scellées, barricadées à triple tour par un groupe d’individus se réclamant de l’UDPS. Ils ont même hissé le drapeau de leur parti en même temps qu’ils campent, jour et nuit, devant l’immeuble situé à un jet de pierre des bureaux du Président de la République.

Le nœud de la discorde ? Ils exigent la réhabilitation du bourgmestre, membre de l’UDPS, suspendu (avec une dizaine de ses collègues) par le gouverneur de la Ville (FCC) pour légèreté manifeste dans l’application dans sa municipalité, des directives du programme Kin Bopeto.
En trois semaines, aucune réaction n’a été enregistrée aussi bien de l’Hôtel de Ville que de la part du Chef de la police de Kinshasa, le général Kasongo qui est, pourtant, sur tous les fronts, assiégeant les écrans de télévision à chaque arrestation d’un ténébreux groupe de Kulunas faméliques et au faciès rébarbatif de véritables gibiers de potence.
L’occupation des bureaux de la commune de Ngaliema, dont les fonctionnaires travaillent tant bien que mal sous les manguiers n’est plus, ni moins qu’un acte de rébellion. Ses auteurs devraient être traités en conséquence. Il est dans ces conditions-là de s’expliquer pourquoi cette peur viscérale de Gentiny Ngobila à mobiliser la force publique, et à remettre l’Etat – ou la ville – dans ses droits. Mais, il ne faut pas être sorcier pour réaliser la circonspection du successeur du truculent André Kimbuta. La peur de la diabolisation en cas d’évacuation manu militari, avec des ramifications malveillantes qui remonteraient presque certainement jusqu’à son Autorité morale et la remise en question de la Coalition FCC-CACH.
Le plus surprenant, c’est le silence des dirigeants actuels de l’UDPS dont son tout-puissant secrétaire général, Augustin Kabuya qui, il y a une semaine, faisait la promesse sur une radio locale, « d’envoyer ses services sur les lieux et qui lui feraient rapport ». Depuis, c’est un silence de mort. Tout se passe comme si le parti de Félix Tshisekedi tire profit de cette situation sans précédent et cherche à montrer d’où souffle le vent.
Mais, il y a urgence à mettre le holà à l’instrumentalisation des jeunes désœuvrés faute de leur trouver du travail malgré un florilège de promesses maintes fois répétées. Car, le phénomène a la fâcheuse propension à faire tache d’huile. A l’exemple d’une situation similaire observée à Mbuji-Mayi, où des ‘’combattants’’ bloquent les accès aux bureaux du gouverneur du Kasaï Oriental qui, pourtant, est issu, lui-même, de l’UPDS. Les manifestants reprochant au gouverneur son « incompétence ». Augustin Kabuya et son supérieur Kabund a Kabund ont du pain sur la planche, avant que leurs sympathisants ne soient taxés d’activistes du terrorisme urbain.

La Pros.

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