Flash

L’adresse remarquée du Chef de l’Etat congolais devant le puissant lobby juif américain de l’American-Israelite Public Affairs Committee (AIPAC) restera certainement dans les annales des relations israélo-congolaises.


L’envolée de Félix Tshisekedi sur fond d’immersions dans les Ecritures hébraïques, de son amour de chrétien pour la ‘’Ville bénie’’ de Jérusalem, et de son admiration envers les anciens dirigeants de l’Etat hébreux David Ben Gourion, Yitzhak Rabin, Golda Meir, Moshe Dayan... a, particulièrement, retenu l’attention. Et par-dessus tout, son intention de nommer non seulement un ambassadeur congolais à Tel- Aviv mais aussi, d’ouvrir une antenne économique qui sera établie à Jérusalem, reconnaissant par le fait-même, sa qualité de capitale d’Israël, dans la suite de l’administration Trump.

En revanche, silence radio sur l’éventualité de l’accueil d’un ambassadeur d’Israël à Kinshasa.
Il est à remarquer sur ce dernier point que la RDC deviendrait ainsi le tout premier pays d’Afrique subsaharienne à prendre position sur la question fortement contestée non seulement dans le monde arabe, mais également de la part d’une grande partie de la communauté internationale. Il n’y a pas, non plus, meilleur moyen de s’aliéner l’amitié et la solidarité des pays arabes dont ceux du Grand Maghreb.
Le discours de Félix Tshisekedi rappelle curieusement celui prononcé par le président zaïrois Mobutu Sese Seko, le 3 octobre 1993, du haut de la tribune des Nations Unies. Quelques jours seulement avant le déclenchement de la Guerre du Kippour qui mit aux prises Israël, d’une part, et l’Egypte et la Syrie, d’autre part. L’histoire a retenu le fameux ‘’Entre un frère et un ami, le choix est clair’’ prononcé par le président Mobutu. Le frère, à l’époque, étant l’Arabe et l’ami, le Juif.

Quarante-sept ans plus tard, et après des décennies de relations mitigées entre Israël et le Congo, Félix Tshisekedi inverse la tendance. Il est tout à son honneur de faire appel au savoir-faire israélien en agriculture et dans les nouvelles technologies. L’expertise de l’Etat hébreux en matière sécuritaire n’est pas, non plus, à négliger.
D’ailleurs, le président Mobutu avait, sur une période, confié sa sécurité personnelle et celle de sa famille à des ‘’conseillers’’ israéliens.

Le rapprochement avec Israël, pays qui ne s’embarrasse pas de droits de l’homme à l’égard des populations palestiniennes de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie occupée, augure de lendemains difficiles, pour une nouvelle diplomatie congolaise qui se cherche encore.

La Pros.

Pin It

Les plus lus

  • Partenaires

  • Médias

  • Tout