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Plus d’une année après, la coalition FCC-CACH est appelée à poser des actes responsables. Elle doit, en effet, démontrer qu’elle a été constituée pour sauver la patrie qui, autrefois, à la veille des élections du 30 décembre 2018, était en danger.


Normalement, même si quelques divergences de vues persistaient en termes de principe, les animateurs de la coalition doivent faire avancer la barque dans le sens de marquer la différence avec des vieilles méthodes décriées sous le régime passé.
Au niveau de la gestion de la chose publique, le phénomène récurrent des rétro-commissions, de corruption ainsi que de la montée en puissance du trafic d’influence et de l’impunité, devait être totalement banni, honni et extirpé des mœurs des dirigeants congolais.
Aujourd’hui, l’alternance tant prônée donne l’impression d’être un changement cosmétique, d’être un changement de façade. Alors que les réformes tardent, voici que les sauts-de-mouton, ces travaux provoqués lorsque Félix Tshisekedi venait à peine d’accéder au pouvoir, font leurs premières victimes.
Quoique présumées innocentes, les personnes appréhendées croupissent déjà sous le contrôle d’un geôlier à Makala. Puisqu’il s’agit d’une chaîne, dans cette affaire de marché de gré à gré, il n’est pas exclu que d’autres brebis scrofuleuses soient happées dans les filets mais, sans jugement, ni enquêtes sérieuses, objectives ou impartiales.
Or, cette affaire, si elle remonte à la surface, est capable d’écrouler l’essentiel de l’édifice de ce qui a pu être réalisé, tout au long de ce chemin aux contours difficiles qu’aura emprunté la coalition.
Alors qu’il y a encore quatre ans devant, avant la tenue des prochaines élections dont l’échéance connue, interviendra en 2023, d’autres difficultés s’amoncellent sur cette trajectoire fort risquée.
Bien d’analystes, au regard des interpellations autour des passeports, de l’excavation d’une série de dossiers sales, craignent que de nouvelles escalades et autres discours acérés n’en arrivent à empoisonner le climat.
Plus d’une fois, à toutes ces craintes justifiées, du reste, par la menace de recours au bic rouge, de dissolution de l’Assemblée Nationale ou, même, du déboulonnement de l’ancien système, telle qu’elle transparaît clairement dans les actes du nouveau locataire du Palais de la Nation, s’ajoutera certainement, la perspective de la fièvre électorale qui attisera encore et davantage des tensions dans les prochains jours.
Si bien qu’en évoquant la problématique du partage ou du dépeçage des entreprises publiques en postes de responsabilité, la guerre des tranchées occulte bien des calculs politiques majeurs.
Qui pour faire quoi ? Dans quelle entreprise et que pour quel poste ? Le tableau de 65% FCC contre 35 % CACH ne semble pas prendre en compte les tréfonds des ambitions cachées…
Peut-être que plus tard, du côté de la diplomatie, de la territoriale ou d’autres services publics, les mêmes négociateurs reviendront à la charge et feront encore d’autres réglages sur fond de mêmes calculs axés sur leurs intérêts propres. Mais, dans tout cela, où est le sort du pays ?

LPM

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