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Entre l’UDPS et son allié post-Genève, l’UNC, tout se passe comme dans un mariage bien de chez nous commencé sous le signe d’un simple « Yaka tovanda ». Après plusieurs années de cohabitation heureuse au cours desquelles des enfants sont nés, et si le ciel d’amour reste au beau fixe, les deux partenaires conviennent alors de « régulariser » leur union devant l’état-civil ou un archibishop d’une quelconque église de réveil.


La similitude de la situation vécue ces derniers jours entre les partenaires de l’alliance UDPS-UNC scellée à Nairobi rappelle, en effet, le cheminement d’un mariage convenu qui, cette fois, peine à se concrétiser devant Dieu et les hommes. Le parti de Vital Kamerhe était en conclave à la fin de l’année 2019. Il avait levé l’option de la transformation de la coalition CACH en plateforme politique. Les résolutions devaient en être remises en toute primeur à l’allié, l’UDPS, avant une mise en commun définitive. Plus de trois mois après, c’est le silence radio du côté de la 10ème Rue Limete. Le Secrétaire général de l’UDPS dont on connaît la truculence verbale s’en lave les mains. A l’UNC on a beau jurer avoir transmis la correspondance et en détenir l’accusé de réception, Augustin Kabuya rétorque qu’il n’en a jamais vu la couleur et que d’ailleurs, l’heure n’est pas à ce genre de « futilités ». L’UDPS a d’autres priorités.
L’échange, peu amène, avait lieu sur une radio privée ce lundi. D’où, il est légitime de se demander ce qu’en pense l’opinion. De deux choses l’une : ou c’est une vulgaire lézarde dans le mur de la forteresse CACH, ou l’apparition d’une crevasse qui éloignerait à plus ou moins brève échéance les deux mousquetaires sortis en rebelles de la cuisse de la coalition LAMUKA originelle.
Ou alors, c’est l’UDPS qui manquerait de reconnaissance en oubliant (déjà !) la contribution de Kamerhe dans la victoire de leur champion à la présidentielle de décembre 2018. C’est aussi la preuve que de la base au sommet du parti présidentiel, on se méfie de toute forme d’alliance. Le jeu consistant à faire croire que l’on a remporté l’imperium recherché de toute une vie, et que désormais, l’on n’a besoin de personne pour partager le festin du pouvoir.
L’UDPS est déjà en guerre (quoique larvée) avec ses coalisés au sein du FCC-CACH. Des appels à l’apaisement venus de part et d’autre ne semblent pas amadouer les radicaux d’hier et d’aujourd’hui, décidés à en découdre et à dégager tous ceux qu’ils soupçonnent de torpiller les initiatives de leur président. Si au PPRD et Alliés, on s’en amuse presque, il est dangereux pour le parti de Kabuya d’ouvrir un second front en s’aliénant l’appui d’un allié précieux. Il va de soi qu’en cas d’ouverture des hostilités en lieu public entre l’UDPS et l’UNC, rien n’est moins sûr que ce soit le premier qui gagne. On connaît l’aptitude de Kamerhe à retomber sur ses pattes comme les chats. L’auteur de ‘’Pourquoi j’ai choisi Kabila’’ cache aussi plus d’un tour dans ses manches, comme l’illustre bien sa trajectoire au perchoir de l’actuelle Assemblée nationale, au PPRD et consorts.

La Pros.

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