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Par les temps qui courent, il ne fait pas bon de ceindre l’écharpe tricolore de Bourgmestre de l’une des 24 communes de Kinshasa. A l’heure de Kin Bopeto, projet d’assainissement lancé en fanfare par le chef de l’Etat en personne sur invitation du Gouverneur de la ville-capitale, l’épée de Damoclès plane dorénavant au-dessus des têtes des édiles municipaux accusés d’incompétence.


Il se raconte au niveau de l’avenue Mpolo Maurice que la plupart des Bourgmestres n’ont pas assimilé la philosophie de Gentiny Ngobila, quant à l’application des différents édits portant, entre autres, sur les nuisances sonores, à l’assainissement et la protection de l’environnement, et l’ordonnance n° 75 du 31 mai 1975 ( !) réglementant les heures d’ouverture des débits de boisson et portant interdiction des night-clubs sur toute l’étendue de la RDC.
Faute de résultats convaincants au terme d’un trimestre depuis le lancement de Kin Bopeto dans une ville tentaculaire où l’exode rural massif a gommé la culture de la ville, le Gouverneur de Kinshasa a décidé de sévir. Non pas à l’encontre des pollueurs impénitents pris sur le fait, mais contre des Bourgmestres sans ressources et à l’autorité étranglée par un Hôtel de Ville omniprésent qui les écrase.
Pour couper des têtes, Gentiny Ngobila a lâché son ange vengeur en la personne du ministre de l’Intérieur intérimaire, Didier Litho (Un petit détail : le titulaire, le bien-nommé Makambo est en prison pour meurtre). Plein de zèle, l’ancien Bourgmestre de Kintambo, commune qu’il n’a pas laissée dans un état de propreté irréprochable, soit dit en passant, manie allègrement le glaive de son maître.
Le premier à tomber, le bourgmestre de Ngaba, suspendu pour avoir érigé une station de transfert des détritus à proximité des résidences privées. Le pauvre pensait bien faire. Si bien qu’il est en voie de faire appel de la décision, qu’il juge inique, auprès du Conseil d’Etat. Le second en date (et certainement pas le dernier) à faire les frais de la colère du gouverneur Ngobila, son collègue de Ngaliema suspendu sans autre forme de procès pour trois mois. Il lui est reproché de favoriser la pollution sonore à outrance, outre la présence des immondices tout le long de l’avenue colonel Mondjiba, ou encore, l’entretien des marchés pirates insalubres.
A propos de la pollution sonore, tout se passe comme si le ministre intérimaire Litho n’avait jamais entendu parler des Couloirs Kimbuta et Madiakoko, du fameux Bloc de Bandal, ou de l’avenue du Stade à Matonge.
L’heure n’est pas aux sanctions négatives et de voir la paille dans les yeux des chefs des municipalités de la ville-capitale ; l’enjeu consiste à voir comment extirper la poutre de l’œil du numéro 1 de la Ville et l’amener à changer de fusil d’épaule.

La Pros.

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