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La semaine écoulée restera certainement dans les annales de la coalition gouvernementale FCC-CACH. Les historiens se poseront un jour la question de savoir si la sortie de Jeanine Mabunda lui avait été inspirée par Kingakati, ou si la présidente de l’Assemblée nationale s’était exprimée en pédagogue dans le feu des questions des journalistes friands de sa réaction aux propos du Chef de l’Etat à Londres.

Une chose est sûre, cependant : les spécialistes en droit constitutionnel auront du mal à défaire l’écheveau enchevêtré des opinions écartelées entre la simple compréhension des textes et l’irréductible fanatisme des tshisekedistes qui n’ont pas encore réalisé qu’ils ont quitté leur statut d’opposants depuis une année pleine. D’autre part, le silence de l’Autorité morale du FCC face au risque d’embrasement savamment entretenu par ses lieutenants, en rajoute aux thèses complotistes soutenues par ses partenaires de la coalition qui voudraient se trouver ailleurs, plutôt que de composer au sein d’un attelage fait de bric et de broc où le croc-en-jambe sournois est en passe de s’ériger en mode de gouvernement.

Dans cet imbroglio politique, l’on en vient presqu’à oublier les préoccupations vitales liées au vécu quotidien des populations. Ce que la Plateforme des confessions religieuses vient rappeler opportunément. Mises à part quelques avancées à mettre au bénéfice de la « décrispation politique », l’essentiel reste à faire, estiment les Pasteurs. Et la curieuse concomitance de la publication des différents rapports sur l’évolution des droits humains ne laisse pas d’inquiéter. Il se dégage une similitude de vues entre la Plateforme des Confessions religieuses, Journaliste en Danger, en passant par Freedom for Journalists et la remuante ACAJ de Georges Kapiamba.

Quand la première épingle la persistance des antivaleurs telles que la corruption, la dégradation de l’économie ou la porosité des frontières, entre autres, les autres mettent en exergue le retour en force de la restriction des libertés individuelles, les tentatives de musèlement de la presse et l’instrumentalisation de la justice. Clouée au pilori, la coalition FCC-CACH semble en léthargie. Heureusement, de discours d’apaisement, - quoique timides - sont déjà discernables. Pourvu que l’appel du chef de l’Etat à la retenue, au respect et à la sincérité soit entendu.

La Pros.

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