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A quelques encablures de la célébration de l’AN I de son avènement au strapontin du pouvoir d’Etat, Félix Tshisekedi aurait-il choisi son passage à Londres, juste après sa rencontre avec le Pape François, au Vatican, pour piquer une colère sainte contre ses alliés du FCC restés, pourtant, au pays sous la fièvre des préparatifs ?


Apparemment, rien ne pouvait présager qu’un tel scénario arriva dans un microcosme politique dominé essentiellement par l’embellie affichée d’une coalition scellée sous les termes de l’accord du 29 juillet 2019.
Bien plus, personne, ni du côté de CACH, ni de celui du FCC ne pouvait croire en un Félix Tshisekedi s’exprimant en un ton si ferme et, même, menaçant. Tenez ! Dimanche dernier, alors qu’il s’adressait aux congolais de la diaspora, l’actuel Chef de l’Etat est allé plus loin, jusqu’à brandir le spectre de la dissolution du Parlement en mettant, évidemment, une sourdine sur le mandat des Députés et Sénateurs, en cas de persistance d’une crise politique aigué.
Pis encore, se voulant rassurant mieux que quiconque, il a dénoncé, au passage, toutes les pressions savamment entretenues autour de ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui : coalition dont les ficelles – tirées à longueur des journées et des nuits – n’ont été qu’une grosse écharde sous les pieds de ses promesses et de ses nouvelles actions. Allusion faite notamment, aux nombreux écueils rencontrés, depuis son arrivée.
A l’analyse, l’auditoire nourri aux salves d’applaudissements à chacun des ses mots offensifs n’aura été plus qu’un cadre peu enclin à conjurer une crise qu’à en créer et multiplier d’autres.
Puisqu’en revanche, du moins, dans les rangs des sociétaires du FCC, cette sortie risque d’empoisonner le climat et d’envenimer les tensions larvées. C’est comme autrefois, lorsqu’en marge d’une visite aux USA, le même Félix Tshisekedi parla du ‘’déboulonnage du système dictatorial’’ hérité de son prédécesseur. En son temps, l’orage s’empara de l’agora et acéra, comme il fallait s’y attendre, les relations entre lui et ce dernier.
Il aura fallu un peu de recul et de calcul à dessein, pour que les choses reviennent à la normale.
Aujourd’hui encore, Henri-Thomas Lokondo, un dur à cuire sorti des rangs du Palu et dont la verve oratoire brûle, très généralement, la politesse aux cuistres à la langue de bois, a noté avec aversion cette prestation de Félix, en la qualifiant d’un raté ou, mieux, d’un mauvais discours à l’effet de jeter de l’huile au feu. Bien au-delà, dans les milieux proches de l’actuel Président de la République, les adeptes se sont déchaînés en guise de soutien. Et, comme toujours, en toute démocratie, le jeu du tango est là. Les uns accusant les autres d’attiser de nouvelles flammes sur les fondations d’une coalition qui, visiblement, a encore du chemin, s’il faut compter le reste des années de la mandature courant jusqu’au 2023.
Quoi qu’il en soit, les sages, tapis dans l’ombre, recommandent aux affidés de ces deux blocs aux fissures apparentes de cliquer sur le clavier de la tempérance, de continuer à se compacter pour honorer le sang des martyrs de l’indépendance, de la démocratie et de l’alternance.
Autrement dit, les exclus et marginalisés qui, eux, ont déjà embouché les trompettes sur cette ténébreuse affaire de balkanisation, pêcheront en eaux troubles. Déjà, sur le plan international, Michelle Bachelet, de l’Onu, est en route pour Kinshasa. A l’ardoise du non-respect des droits, elle y trouvera certainement, les stigmates de la série de dernières interpellations du 17 janvier dernier. Lamuka ayant, dans ce cap, piégé et réussi son coup. Donc, le feuilleton de la coalition veut-il aller vers la dégénérescence ? Qui, au bout d’une telle entreprise, en sortirait gagnant ?

LPM

 

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