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L’année 2020 en République démocratique du Congo n’aura pas simplement débuté avec des merveilles et de l’euphorie dans le chef de tout un chacun mais aussi avec des troubles, atrocités et actes de vandalisme. Et, loin des décès à l’Est du pays à cause de l’insécurité criante qui, par ailleurs, dénote d’une menace de balkanisation d’après le Cardinal Ambongo ou le Révérend Bokundoa de l’ECC, il y a cette fois-ci des violences enregistrées, principalement à l’Université de Kisangani et à l’Université de Kinshasa.


Pendant deux jours, soit le lundi 6 et mardi 7 janvier, des étudiants se sont levés pour protester contre l’augmentation des frais académiques désormais fixés à 490 mille FC, pour les promotions de recrutement, et 485 mille FC, pour les promotions montantes. Cela, alors que l’année dernière le barème du minerval tournait autour de 300 mille FC.
Cependant, le pire est que ces manifestations, censées être pacifiques et circonscrites à l’intérieur de la surface universitaire, se soient transformées, spécialement pour le cas de l’Unikin, aux échauffourées avec pour butin désolant : des morts et blessures de quelques quidams ainsi que des pillages, voire destructions des matériels et infrastructures.
D’où, le Gouvernement, après le constat d’un boycott de son appel à la retenue lancé personnellement par Sylvestre Ilunga, a-t-il levé l’option de suspendre jusqu’à nouvel ordre les activités au sein de cette alma mater. Ce, tout en donnant un ultimatum de 48h aux étudiants, afin d’évacuer les homes.
Mais alors, d’autres analystes, acteurs et familles politiques, tout en condamnant ces actes barbares, estiment que le calme ne peut passer que par la baisse de ces frais académiques dans tous les instituts supérieurs et universités.
Qui plus est, même s’il appert que l’actuel montant des frais favoriserait une bonne paie des professeurs et contribuerait peut-être à un bon suivi du secteur éducationnel, il faut tout de même que les dirigeants, les étudiants, les professeurs ainsi que les autres parties prenantes autour de cette question, puissent trouver une décision consensuelle et, par ricochet, fumer le calumet de la paix, pour que les choses avancent dans la bonne direction. Surtout que les professeurs, principalement de l’Unikin et de l’Unikis, ont, dans la foulée de ces désordres, décidé de suspendre les cours, jusqu’à nouvel ordre, avant même que Thomas Luhaka n’annonce la mesure de suspension de toutes les activités académiques sur la colline inspirée.
De nouvelles concertations constitueront, sans doute, un processus de massage de cœur qui, tel à l’hôpital, concourra à réanimer et donc, à sauver cette année académique qui, d’ailleurs, se trouve dans un coma prolongé, à cause spécialement des grèves des professeurs, de mégestion, etc.

La Pros.

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