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Vite une Session Extraordinaire au Parlement. Pour ce faire, environ 7 millions de dollars américains doivent être rapidement décaissé du trésor public en vue de sauver le cycle électoral de 2023. Une série de préalables se posent pour qu’après les cycles électoraux de 2006, 2011 et 2018, soient organisées en RDC des élections transparentes, libres et crédibles. L’expert électoral Jérôme Bonso estime que c’est maintenant qu’il faut préparer et, surtout, sauver «2023» sur les lèvres de tous les politiciens.


Le tout premier préalable, c’est l’audition du Rapport de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qui moisit dans les tiroirs du Parlement congolais. Dans ledit Rapport sont notamment repris, l’état des lieux, des recommandations et perspectives concoctées par l’équipe dirigeante de la Centrale électorale sortante. En second lieu, Corneille Nangaa et les cinq autres membres du Bureau sont arrivés fin mandat depuis le mois de juin 2019. D’où, il faut vite penser au renouvellement dudit Bureau qui constitue une charge financière supplémentaire, un gap important pour le trésor public (paiement des salaires, etc.).
Le troisième préalable, c’est l’option à lever, au cours de cette année 2020, concernant l’actuel fichier électoral vétuste ou dévalué. L’indispensable mise à jour passe par le recensement général de la population ou l’enrôlement des électeurs. A quand la convocation du corps électoral ?
Par ailleurs, la classe dirigeante se verra aussi buter à la récurrente problématique du financement du processus électoral. C’est le quatrième préalable. Au regard de la modicité du budget de la RDC, d’où proviendra l’argent pour la concrétisation du cycle électoral de 2023 ? Encore une question lancinante.
Tiendra-t-on les observateurs électoraux internationaux toujours à distance comme ce fut le cas en 2011 et 2018 ? L’accompagnement de la communauté internationale constitue donc le cinquième préalable. Se regardant en chiens de faïence, beaucoup d’acteurs politiques exigent la caution de ladite communauté internationale pour certifier les résultats de 2023. C’est l’une des conditions sine qua non pour parler des élections crédibles.
En septième lieu, maints observateurs mettent en relief des préalables juridiques. A l’instar du Président Félix Tshisekedi, certains suggèrent le retour au scrutin présidentiel à deux tours, aux élections des Gouverneurs et Sénateurs au suffrage universel direct afin de contourner le fléau de la corruption des fameux Députés provinciaux. Ils proposent aussi la résolution définitive la sensible question de la nationalité. Bref, la révision de la Constitution et de la Loi électorale, voire, du système électoral.
Ainsi donc, la tenue des élections combinées en 2023 repose entre les mains des Députés et Sénateurs appelés à écourter leurs vacances parlementaires. Et 5, voire, 7 millions de dollars doivent être vite décaissés pour cette Session extraordinaire salvatrice. La réussite du prochain cycle électoral est également tributaire de quelques contraintes techniques dont le recours ou non à la machine à voter, de même qu’à la liquidation des arriérés électoraux que sont les locales, municipales et urbaines. Au cas contraire, un glissement profile à l’horizon.

La Pros.

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