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Du 30 décembre 2018 au 30 décembre 2019, une année s’est déjà écoulée depuis que les congolaises et congolais sont allés aux urnes, sous une pluie battante, pour élire leur cinquième Président ainsi que les députés nationaux.

Ce scrutin, et donc cette date, aura été important car, il a ouvert la voie à l’alternance longtemps attendue et réclamée par la population. D’ailleurs, Martin Fayulu Madidi, un des candidats, avait déclaré ce jour-là après son vote : « c’est fait, le départ de Monsieur Kabila ».
Après 17 ans et 363 jours de règne, Joseph Kabila Kabange a, aux termes des joutes électorales teintées de contestations et d’irrégularités, laissé les arcanes du pouvoir, au profit non pas de son dauphin Emmanuel Shadary, ni de Martin Fayulu mais du fils adoré de la fille aînée de l’Opposition : Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Aujourd’hui, après la passation pacifique et salvatrice du pouvoir le 24 janvier 2019, le nouveau Chef de l’Etat aura d’un côté gagné plus de popularité tant à l’interne qu’à l’externe et ce, de par sa vision, ses annonces, ses lobbies ou encore sa politique d’ouverture. Mais, d’un autre côté, il tarde vraisemblablement à bénéficier de plus de crédibilité, au regard d’une certaine léthargie dans la réalisation de ses promesses ainsi que de soubresauts au sein de la coalition FCC-CACH. Sur ce dernier point d’ailleurs, des quidams ne cessent de s’entre-tirer au sein du marigot politique congolais.
Il y a notamment, Martin Fayulu qui, au-delà de ce qu’il considère comme parodie électorale, voit toujours d’un mauvais œil ce pacte d’entre ‘’Fatshi’’ et ‘’le Raïs’’. Une année après, ce candidat malheureux tape toujours du poing sur la table en déclarant que ‘’Tshisekedi Tshilombo n’est rien d’autre qu’une marionnette de Kabila Kabange’’.
Par ailleurs, l’opinion nationale et internationale demeure perplexe sur la couleur politique de l’actuel régime. Est-il pour le Changement ou pour la continuité ? En tout cas, difficile à savoir étant donné que certaines de ses actions augurent la rupture avec les anciennes réalités, alors que d’autres, par ailleurs, semblent entériner les mêmes modus operandi. Allusion faite, par exemple, au fait qu’il y ait, jusqu’à ce jour, la liberté d’expression, d’une part et des scandales financiers, d’autre part.
Il va sans dire qu’au Congo-Kinshasa, l’après alternance n’est pas forcement égale à un changement réel et moins encore à l’entérinement d’une continuité. Le climat est sans doute mi-figue, mi-raisin. Félix Tshisekedi vautrait-il dans les mélimélos ? Ce n’est qu’une question.
Il reste toutefois à vivre l’atmosphère de 2020 que le Président de la République a promis comme année de grandes actions et de la renaissance du Grand Congo. En attendant,…Bonne année !

La Pros.

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