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Il est indéniable que l’effectivité de la gratuité de l’enseignement, conformément à l’article 43 de la Constitution, constitue véritablement l’une des innovations salvatrices de Félix Tshisekedi, depuis son accession au pouvoir.

Toutefois, le point d’achoppement quant à une bonne applicabilité de cette prescription constitutionnelle est, sans doute, les grèves qui sont décrétées çà et là par les enseignants, principalement ceux des écoles conventionnées catholiques.
Quoi de plus normal pour l’Eglise catholique de sonner le tocsin en vue d’un bon déroulement des cours et de la réussite de cette politique de la gratuité de l’enseignement de base, trois mois après la rentrée des classes. Les Evêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) ont, à cet effet, lundi 16 décembre, exhorté les différentes autorités à ne point se lésiner dans leurs efforts, afin d’exécuter la rémunération des enseignants non-payés en janvier 2020, conformément à la promesse qu’a faite le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, lors de son adresse sur l’état de la nation, vendredi 13 décembre dernier.
D’ailleurs, devant le Parlement réuni en Congrès, le Président de la République a fait-valoir un côté volontariste de se battre, autant que faire se peut, pour cette gratuité de l’enseignement, le rétablissement de la paix, la réduction de la pauvreté, bref l’émergence de la République démocratique du Congo qui, selon lui, passe par l’amélioration des conditions de vie de l’Homme congolais.
Félix Tshisekedi a, en ce sens, et contrairement à ses prédécesseurs, osé exprimer, tout haut et proprio motu, ses ambitions et celles que se doit de revêtir le Congo-Kinshasa, en parrainant, par ailleurs, le premier budget national à deux chiffres, soit environ 10.700 milliards de dollars américains. Car, au regard de ses visions, il faut de grandes ambitions pour se développer. Tel aura été, du reste, le sens de son appel à une mobilisation tout azimut pour l’éclosion du Grand Congo pour lequel il ne s’est pas empêché de déclarer l’année 2020 comme celle de grandes actions ou encore de la renaissance.
D’ores et déjà, les premiers signes de cet accompagnement, mieux de cette mobilisation, que réclame Tshisekedi Tshilombo s’est dûment révélée au Parlement où les députés et sénateurs ont, après remue-méninges, adopté, en des termes identiques, le projet de loi de finances 2020, dimanche 15 décembre. Ce, avec une augmentation à 18.545 milliards FC, alors que le budget initial était chiffré à 16.895 milliards FC.
Puisque le contour sur les dépenses et les recettes est établi, il ne reste sans nul doute qu’une bonne applicabilité en vue de réussir les différentes prévisions et projections annoncées par le Chef de l’Etat, au courant 2020. Ce qui signifie qu’une bonne exécution s’impose, loin des minus habens, de détournement, des erreurs de calculs, de l’amateurisme ou de tout mauvais acte qui peut grésiller la machine vers cette ascension tant voulue de la RD. Congo. Il est temps pour tout le monde de s’inspirer de l’actuel Président et d’oser bien faire.

La Pros.

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