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Après plusieurs discours au cours des fora et meetings, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, le Président de la République, Félix Tshisekedi va, pour la première fois, depuis son entrée en fonction, le 24 janvier 2019, s’exprimer, ce vendredi 13 décembre, devant les députés et sénateurs.

Ce, conformément à l’article 77 de la Constitution qui stipule, in globo, que le Chef de l’Etat fait, une fois l’an, un discours sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en congrès.
Plus rien ne bloque, en effet, cet exercice constitutionnel, étant donné que les congressistes avaient d’ailleurs adopté, vendredi 6 décembre dernier, en procédure d’urgence, le règlement intérieur du Congrès, dans le sens de donner lieu à cette adresse. Toutefois, la lancinante préoccupation de l’opinion nationale et internationale est : que dira Félix Tshisekedi ? Une interrogation qui vaut, sans doute, son pesant d’or, d’autant plus que la RD. Congo a passé une année 2019 non pas seulement des roses mais surtout d’épines.
Comme pour dire qu’il n’est point seulement question pour le Chef de l’Etat de proférer son satisfécit quant à ses réalisations liées, entre autres, à l’effectivité de la gratuité de l’enseignement, la construction des sauts-de-mouton ou encore le raffermissement des relations avec les pays limitrophes et occidentaux. Aussi, se doit-il de porter des justificatifs sur les différents points d’achoppement notamment, l’insécurité persistante à l’Est, les inondations à Kinshasa et au Sud-Ubangi, la corruption dans la gouvernance, les tensions au sein de la coalition FCC-CACH et tant d’autres.
C’est donc un bilan à mi-parcours qui est certainement attendu sur ce qui a été fait et ce qui ne l’a pas été. Qui plus est, des projections, des confirmations et des assurances devront-elles sortir de ses lèvres dans le sens de rassurer la population congolaise à qui il ne cesse de promettre l’amélioration des conditions de vie.
L’avenir de la Monusco se doit aussi d’être abordé dans son discours, afin de fixer spécialement les habitants de l’Est du pays qui sont, chaque semaine, victimes des tueries et exactions des groupes armés, principalement les ADF. Ces derniers qui, même si six de ses figures de proue, ont été sanctionnées, mardi dernier, par les Etats-Unis, demeurent encore et toujours une véritable menace sur la quiétude des kivutiens.
Au perchoir de la salle du Congrès du Palais du peuple, Félix Tshisekedi passera à son premier jugement concernant sa gestion du pays, depuis le départ de Kabila qui, au final, a été, vraisemblablement honni de la population congolaise, au regard des marches et manifestations organisées çà et là, pour exiger son départ. Et, bien que l’adresse du Président de la République ne puisse faire objet d’un débat, les congolais, à leur manière, jugeront.

La Pros.

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