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Corruption, retro-commission ou encore rétrocession sont des termes qui accolent à ce jour le gotha politique congolais. Ces situations, qui se sont, vraisemblablement, affermies avec l’ancien régime, s’endurciraient, en même temps, avec l’actuel pouvoir et ce, malgré les assurances de Tshisekedi Tshilombo. Le détournement de 15 millions USD ainsi que des dessous de tables entre sociétés privées et services de portefeuille de l’Etat en sont de belles illustrations.

Quoi de plus normal que les politiques, la société civile ainsi que les congolais lambda lèvent, de plus en plus, la voix contre ces mauvaises pratiques qui, bien-sûr, demeurent aussi à la base de la gabegie financière, contreperformances économiques au pays et ses corollaires. Parmi les dernières réactions, il y a celle de Ramazani Shadary qui a, ce jeudi 24 octobre, lors de la clôture de la matinée politique du PPRD à Lubumbashi, recommandé la promotion de bonnes valeurs dans la gestion de l’Etat. Il a spécialement appelé les différents membres du Gouvernement issus du PPRD à combattre l’impunité, le détournement des fonds,…, au risque de tomber dans des sanctions sévères de la part de cette formation politique pro-Kabila. Les sanctions, c’est aussi cela que vocifère, urbi et orbi, Félix Tshisekedi en cas de mauvais actes par une autorité publique. Cependant, plusieurs congolais lassés d’entendre des échos de corruption par-ci et par-là n’ont guère l’impression de certaines réprimandes à l’égard des quidams qui dilapident l’argent du Congo-Kinshasa. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que le Comité Laïc de Coordination (CLC), la même structure qui a concouru à l’avènement de l’alternance, s’est lancée dans une croisade contre la corruption, l’impunité et l’impuissance de la justice. Plus loin, ces laïcs catholiques ont insisté sur la suspension de toutes les personnes impliquées dans l’affaire #15millionsUSD. Comme pour signifier au Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, la nécessité de livrer d’éclaircissements sur cette question et aussi de frapper, par ricochet, les concernés. Sans doute, un tel acte de la part du successeur de Kabila démontrera que la RD. Congo s’achemine assurément vers un Etat de droit. Aussi, servirait-il de convaincre les multinationales à venir investir. Car, sans des sanctions concrètes, toutes les déclarations ou les voyages à la quête d’investisseurs ne peuvent que faire un flop et être du vent. L’actuel régime de Tshisekedi doit en effet prouver sa force de frappe, à travers des châtiments, afin de dissuader les hommes sans foi, ni loi.

La Pros.


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