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En un mot comme en mille, ce sont les ambitions qui prédominent en politique. Et, quoique puisse être la sommité de l’humanisme des acteurs politiques, il appert que leur dénominateur commun demeure la recherche du pouvoir.

Au regard de la situation RD-Congolaise, l’accord des principes entre le Front commun pour le Congo (FCC) de Kabila Kabange et le Cap pour le Changement (CACH) pro-Tshisekedi Tshilombo s’avère, à ce jour, un argument d’autorité pouvant et devant démontrer la vraisemblance de la thèse sus-évoquée. Aujourd’hui plus qu’hier, une bataille de pouvoir qui paraît véritablement fratricide, s’illustre au sein du microcosme politique congolais, à travers le FCC où Modestie Bahati Lukwebo, contrairement à son prénom, n’est point du tout modeste dans ses ambitions, en ce qui est de gravir les échelons.

Le porte-étendard du regroupement politique AFDC et Alliés a officiellement déclaré sa candidature à la présidence du bureau définitif du Sénat, alors que Joseph Kabila, autorité morale du FCC, a, grâce à son pouvoir discrétionnaire lui consenti par tout le gotha qui compose cette plateforme, porté son choix sur Alexis Thambwe Mwamba. Ce dernier qui, faut-il le souligner, est, comme Evariste Boshab ou encore Ramazani Shadary, frappé de sanctions américaines et européennes.

En revanche, l’ancien Ministre d’Etat en charge du Plan, Bahati Lukwebo, au-delà de cette action qui s’accommode, soit à une sorte de rébellion, soit une forme de trahison, justifie sa candidature, en termes de prudence, pour éviter les erreurs du passé. Cela, en se référant à l’élection de 2007 à la présidence de cette Chambre haute du Parlement, à la suite de laquelle Léon Kengo wa Dondo, candidat indépendant, a été déclaré vainqueur, au détriment de She Okitundu, postulant, en ce temps, pour le compte de l’Alliance pour la Majorité présidentielle (AMP).

D’ores et déjà, il est indéniable que les différents sénateurs se retrouvent dans les vapes, avant de porter leur choix sur l’un d’entre leurs deux compagnons de lutte, au cours de ce scrutin dont la date, jusque-là inconnue, est aussi subsidiaire à la convocation d’une session extraordinaire d’ici le 15 juillet, sinon d’une session ordinaire prévue pour le 15 septembre prochain. En revanche, quels que soient le jour et l’heure de l’organisation desdites joutes, d’aucuns sous-tendent par ailleurs que c’est la conscience de chaque sénateur ou la carrure des candidats qui devra influencer les suffrages. Ce, sans oublier les pressions politiques et la puissance financière qui ne cessent de s’inviter dans chaque élection, tel le beau temps qui suit la tombée d’une pluie.

Eu égard à ce qui précède, ces candidatures constituent-elles simplement une stratégie du FCC pour se prémunir de ce poste du speaker du Sénat ? Sont-elles annonciatrices d’une fronde ? Difficile de le subodorer pour l’instant. Mais alors, loin de dire les grâces avant les bénédicités, la nature ainsi que les psychologues enseignent qu’un large groupe qui tourne autour d’une seule pièce motrice finit par capoter. En même temps, certains sages affirment que ‘’du mal peut sortir du bien’’.

La Pros.

 

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