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Entre les différents protagonistes de l’agression contre la RDC, les violons ne s’accordent pas. William Ruto n’a pas su convaincre Tshisekedi de se rendre au sommet initialement prévu le 16 novembre dernier qui n’a pas pu se tenir à la date convenue du lundi 21 novembre. Le président angolais Joao Lourenço succède à son homologue kenyan qui a séjourné pendant 24 heures en République démocratique du Congo.

Président en exercice de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL) et médiateur de l'Union africaine (UA) dans la crise entre le Rwanda et la RDC, le chef de l’Etat angolais reprend le dossier de la guerre dont la RDC est victime en convoquant aujourd’hui mercredi à Luanda le Congolais Félix Tshisekedi, le Rwandais Paul Kagame et le Burundais Evariste Ndayishimiye. L’ancien président kenyan, Uhuru Kenyatta, en tant que facilitateur de paix nommé par la Communauté des États de l'Afrique de l'Est (EAC) y est également associé.

Lourenço connait les positions des uns et des autres dans ce conflit. Mais seulement pour narguer davantage Kinshasa, la communauté internationale suggère que le M23 soit associé à ce dialogue que Moussa Faki, président de la commission de l’Union Africaine, veut inclusif. Une recette qui a prouvé ses limites mais que les « ennemis » du peuple congolais entendent remettre sur la table. Ce, dans l’objectif de récompenser le Rwanda d’un côté et de l’autre côté, le M23 pour jouer au cheval de Troie.

Sur cette question, le gouvernement congolais reste intransigeant : retrait avant toute chose des positions occupées par les marionnettes du Rwanda et de l’Ouganda avant d’évoquer le cessez-le-feu. Rien sur le mixage et brassage ou autre participation aux institutions civiles en termes de partage de pouvoir.

On ose croire que la rencontre de Luanda est celle de la dernière chance au regard de l’injustice dont est victime la RDC. Aucun Etat au monde négocie avec ceux qui prennent les armes contre un pouvoir établi. Il ne peut pas en être autrement avec la RDC qui n’entend plus transiger sur l’intégrité de ses frontières. Ce temps semble révolu.

On croit faire confiance à Lourenço qui, cette fois-ci, devra présenter des propositions pour adapter la Feuille de route pour la paix de Luanda à la nouvelle réalité vécue à la frontière entre les deux pays à savoir le Rwanda et la RDC. Les contours des propositions du chef de l’Etat angolais restent à définir. Il est le seul à détenir la clé de voute.

La Pros.

 

 

 

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