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L’opinion française en Afrique est en chute libre depuis l’avènement de Macron. Les Africains qui ont vu dans le jeune président un sang nouveau, ont fini par vite déchanter. Les pays entièrement acquis à la France, à savoir le Gabon et le Togo… n’ont pas trouvé mieux que d’adhérer au Commonwealth. L’anglais vient ainsi occuper la place du français dans ces pays.

En outre, la gestion des crises dans le Sahel, a remué davantage ce sentiment anti-français avec la fin de l’opération Barkhane. Les populations du Burkina Faso, Mali, Guinée… ne veulent plus entendre parler de la France. Entretemps, le Rwanda, jadis francophone, a aussi basculé dans le bloc du Commonwealth après que le nouveau régime de Kigali ait tiré les conséquences de la complicité de la France dans le génocide rwandais. Une épine, désormais, dans la diplomatie française qu’elle va chercher à arracher au mépris des intérêts vis-à-vis de la RDC en dépit de son rang de premier pays francophone.

Nicolas Sarkorzy et Emmanuel Macron ne vont hésiter de courber l’échine au régime de Kagame qui n’avait cessé de ressasser la responsabilité de la France dans ce génocide. En 2018, le mandat de l’ancienne gouverneure générale du Canada Michaëlle, expire sans possibilité d’être reconduite à la tête de cette organisation. Une porte ouverte pour permettre à Paris de se réconcilier avec Kigali. Ce, alors que le Rwanda, avait déjà basculé dans le giron du Commonwealth, le président français, Emmanuel Macron, va décider de soutenir la candidature de l’ancienne ministre des Affaires étrangères du Rwanda. Dans l’entretemps, sa situation entre Kinshasa et Kigali s’est dégradée à la suite de la résurgence du M23. Et la RDC devra abriter les  IXèmes jeux de la Francophonie dont les préparatifs vont bon train.

A un peu plus de deux semaines de la tenue du XVIIIème Sommet de l’organisation internationale de la Francophonie dans l’île de la côte tunisienne de Djerba du 19 et 20 novembre, Louise Mushikiwabo qui en a pris la direction en 2018, reste invisible. Mais, s’évertue à torpiller l’organisation par la RDC des IXèmes jeux de la Francophonie. Mais, le comité permanent de la Francophonie a décidé le 8 novembre dernier du maintien de ces évènements à Kinshasa.

Quoi qu’il en soit, la RDC compte  près de 400 dialectes et quatre langues nationales, mais le français y demeure la seule langue parlée dans tout le pays. Alors que le Rwanda a officiellement opté pour l’anglais et le Kinyarwanda. D’aucuns se posent des questions sur les motivations réelles des autorités françaises sur leur volonté de protéger la Francophonie. L’OIF a encore un sens aux yeux des autorités françaises qui ne semblent pas regretter de cette perte de vitesse de la Francophonie en Afrique ?

La Pros.

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