Ils auront passé trois mois de vacances émaillés de beaucoup de réalités sur l’ensemble du territoire national. De Buta à Madimba, en passant par Luiza, sauf Bunagana, ils auront, pour certains, consulté leurs bases respectives et, pour d’autres, endossé les doléances à déballer lors de prochaines plénières. Eux, les députés nationaux et sénateurs qui, depuis hier, ont repris le chemin de l’hémicycle dans le cadre de la session parlementaire de septembre. Une session qui s’ouvre dans un contexte particulier marqué notamment, sur le plan sécuritaire, par l’occupation d’une partie du territoire par les rebelles du M23 appuyés par l’armée rwandaise, le conflit entre les Teke et les Yaka dans le Maï-Ndombe. Une session de tous les enjeux. Car les députés nationaux et sénateurs seront tenus au devoir d’œuvrer pour relever une marmaille de défis qui restent pendants dans la quasi-totalité de secteurs de la vie nationale. Sur le plan politique, l’organisation des élections crédibles, transparentes et apaisées en 2023, conformément au délai constitutionnel ; sur le plan social, l’amélioration des conditions de vie des congolais ; sur le plan économique, la régulation de l’indice des prix à la consommation. Autant de fers au feu. Ainsi, chaque élu du peuple se trouve devant ses responsabilités en mettant toutes les énergies à l’œuvre pour répondre aux attentes du peuple. Halte à la corruption, au débauchage et au marchandage des initiatives parlementaires. L’occasion est aussi donnée pour que le peuple voie clair sur le débat liés aux émoluments de députés nationaux et sénateurs. «Honorables Députés nationaux, Distingués Invités ; le monde nous regarde ; l’Afrique nous observe ; nos compatriotes nous interrogent. Le Dieu Tout Puissant a doté la République Démocratique du Congo de grandes étendues des terres arables et riches, de grandes étendues des cours d’eau, des eaux douces et des forêts, des ressources de la biodiversité variées. Nos populations nous demandent pourquoi nous continuons à dépendre, pour notre sécurité alimentaire, des produits alimentaires importés et dont les prix sont parfois inaccessibles au plus démunis », a déclaré le Speaker de la Chambre basse, Mboso, dans son allocution. Une interpellation aux élus du peuple qui voudrait simplement dire que c’est maintenant ou jamais.

La Pros.