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Tel un antidote qui consiste à prévenir ou à combattre les effets d’un poison, d’un venin, d’une maladie contagieuse, la session de septembre, essentiellement budgétaire qui s’ouvre à ce jour, est comparable à ce véritable remède préventif pour éviter la catastrophe. La présente session devra ni plus, ni moins, apporter des réponses idoines à la problématique de la réalisation de toutes les opérations préélectorales, électorales et post-électorales en République démocratique du Congo. Un éventuel glissement dépendra en grande partie, de la façon dont les parlementaires vont passer au peigne-fin les questions essentielles qui mettent d’ores et déjà en haleine les populations sur ces enjeux démocratiques. C’est un impératif pour les élus nationaux et les élus des élus de s’acquitter honorablement de leurs devoirs pour éviter toute suspicion.

Entre le recensement des populations, l’identification des électeurs, eh bien, en partant du projet de loi de finances exercice 2023 apprêté et évalué par le Gouvernement Sama Lukonde à hauteur de 14 milliards USD, le parlement doit mettre toutes les batteries en marche lors de l’examen de cette loi pour gonfler davantage le budget, résoudre la problématique sécuritaire en prévoyant une grosse enveloppe pour le ministère de la défense en vue de mieux sécuriser toute l’étendue du territoire national, sans oublier la CENI en ce qui concerne  le financement des élections. Tout est question des moyens et des prévisions. Tout devra être fait pour que les joutes électorales soient tenues dans le délai Constitutionnelle.

En évoquant l’aspect technique, quid de la contrainte liée à la loi sur la répartition des sièges, qui inclut en elle, la question de la révision du fichier électoral ? Ira-t-on avec le même fichier électoral de 2018 ? A quand le début d’identification et d’enrôlement ? En dépit de cette sérénité manifestée par le Président de la centrale électorale, Denis Kadima Kazadi, quant à la tenue, dans le délai, des joutes électorales en République démocratique du Congo, l’incertitude, du moins, dans le rang de l’Opposition, démontre à suffisance que le temps presse et la question des élections doit être réglée illico presto, afin d’éviter à la République entière un glissement difficile à cautionner.

L’ossature pouvant permettre l’organisation effective des élections doit être bien charpentée. D’où, la session de septembre se présente comme une session anti-glissement.     

La Pros. 

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