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La tenue des élections dans le délai constitutionnel reste, à ce jour, une question primordiale qui intéresse la société civile et les protagonistes politiques. Il y aura beaucoup d’appelés, mais, peu seront élus. D’où, l’heure de la pré-campagne a sonné. Le mois dernier, à Kisangani, lors du Congrès de son parti politique, Martin Fayulu, l’un des opposants au régime, était revenu longuement sur ce sujet, question de galvaniser sa base  dans le Congo profond pour espérer de battre haut la main tout celui qui croisera son chemin en 2023. Il en est ainsi pour l’ancien Premier ministre, Augustin Matata Ponyo, dont la candidature aura été annoncée depuis le début de l’année en cours, malgré ses démêlées judiciaires. Avec la LGD, il est bien parti pour déjouer les pronostics. A quelques kilomètres de Kinshasa, le ‘’chairman’’ Katumbi observe. Il va jouer certainement ses cartes à l’approche du grand rendez-vous de l’année 2023 quand-bien même certains cadres de sa formation politique lui ont tourné le dos pour lancer leurs propres partis politiques. Realpolitik oblige. Que Dire de Bemba, Kamerhe et Bahati ? Membres de l’Union sacrée de la Nation, ils peuvent modifier leur langage à tout moment. Qui sait !

La CENI a une lourde responsabilité. Elle a la mission de se démarquer des bureaux précédents quant à la crédibilité et transparence du scrutin. L’heure de passer outre les contestations sempiternelles n’a-t-elle pas sonnée ? Il est temps de bâtir une nouvelle société, de jeter les nouvelles bases solides pour une nouvelle société.

Beaucoup de plaidoyers ont porté sur l’exigence de la prise en compte des dispositions relatives à la transparence électorale, c’est-à-dire, la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote, aux modes de vote électronique, semi-électronique et manuel, au régime des sanctions, au financement des élections, etc. L’ECC avait fait savoir l’importance de corriger le flou entretenu dans certaines dispositions de la loi au niveau de mesures d’application. ‘’Le processus en cours renferme, sans moindre doute, les tares d’un processus non crédible, non transparent et conflictuel’’, faisait-elle savoir. Aujourd’hui, plus que jamais, la CENI devra continuer à collaborer avec les parties prenantes dans l’élaboration des mesures d’application devant garantir la transparence et la crédibilité du processus électoral, penser à l’accréditation des observateurs électoraux à long terme. Ce faisant, l’on peut réussir, tous ensemble, à contribuer pour les meilleures élections, une véritable priorité.

La Pros.

 

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