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Un mois après, Bunagana toujours occupé par les terroristes du M23. Stratégies presque improductives, Kinshasa, ‘‘aux abois’’ dans beaucoup de dossiers, a, cette fois-ci, haussé le ton pour non seulement accélérer le processus de retrait de la MONUSCO mais aussi déclarer persona non grata le porte-parole de la Mission Onusienne au Congo. Le sang coule à flots. Un, deux, trois ou trente morts, peu importe la guerre des chiffres, le sang des congolais continue à couler. Pendant ce temps-là, certaines ‘’Excellences’’ se la coulent douce dans la corruption, les retro commissions, le détournement des deniers publics sans compter l’enrichissement illicite. Dramatique, le petit peuple vît le spectacle désolant orchestré par des criminels en cravate. A l’approche des joutes électorales, ils tenteront de séduire à nouveau les populations en sollicitant les suffrages. A ce moment-là, le peuple ne doit plus être dupe. Connaissant les jeux, les enjeux et les joueurs, ce sera le moment de changer la donne et d’inciter les politiques à faire la politique autrement.

Parmi les spectacles qu’offrent les politiques, il y a notamment le feuilleton Jean-Marc Kabund, ex 1er Vice-président de l’Assemblée nationale. Saisit par le Procureur général près la Cour de Cassation pour l’autorisation des poursuites et la levée des immunités parlementaires de cet élu du peuple, le Bureau Mboso avait convié le concerné hier jeudi. Comme l’on pouvait le deviner, ce dernier a écrit au Bureau pour désapprouver la démarche. Ainsi, il a exigé la surséance de cette démarche jusqu’à la clôture de l’instruction judiciaire du dossier. «J’aimerais avoir un procès équitable», écrit-il au Bureau Mboso. Qu’à cela ne tienne, la multiplicité des affaires judiciaires mettant en cause des politiques, surtout ceux qui s’opposent au pouvoir en place, n’augure pas un climat de sérénité, encore moins d’impartialité, à l’approche de l’échéance électorale. Aujourd’hui, à quelques mois des élections, d’aucuns estiment que  certaines promesses irréalisables sont considérées comme mode de gestion de l’actuel régime. Evoquant le mensonge, la manipulation, le détournement des deniers publics et la corruption comme mode d’exécution des projets, ces faits ne sont-ils pas réels ? Les caisses de l’Etat ne saignent-elles pas jour et nuit ? Beaucoup s’interrogent. L’heure est grave. A l’instar de la chanson de l’artiste musicien Koffi Olomide ‘’Mopao’’, le peuple doit être vigilant dans tout et pour tout, afin d’éviter toute tragédie.

La Pros.

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