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Après une longue période qui aura mis les congolais dans la fièvre de célébration du 62ème anniversaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo couplée aux hommages officiels à Patrice Emery Lumumba, la situation du pays s’annonce palpitante dans les jours qui viennent. Car, à tour de rôle, les Professeurs réunis au sein du Rapuco et les médecins, membres du Synamed, vont entrer en grève, respectivement le 6 et le 15 juillet de l’année en cours pour exiger du Gouvernement la concrétisation de tout un tas de promesses restées lettres mortes. Toute tentative de recours au dialogue a été improductive, voire vaine. Un niveau d’alerte très dangereux. Les warriors ne seraient-ils pas dépassés par les évènements ? Telle est la bonne question qu’il faut se poser dans un pays où une seule régie financière est capable de mobiliser des recettes allant jusqu’à toucher la barre d’1 milliard de dollars américains, au courant d’un mois. Mais, curieusement, dans le concret, la situation demeure paradoxale. Pendant ce temps, un défi majeur à relever, c’est la restauration de la paix dans la partie Est du pays où l’armée rwandaise continue à opérer sous couvert des rebelles du M23. Une situation que déplore le Cardinal Fridolin Ambongo qui, lui, plaide pour l’implication du Pape François. « Si tous ces groupes ne sont pas rapidement maitrisés, le Congo va courir tout droit vers l’une des plus grandes catastrophes humanitaires de notre temps », a alerté l’Archevêque métropolitain de Kinshasa, lors de la messe célébrée par le Cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Vatican, dimanche dernier à l’esplanade du Palais du peuple. Et donc, avec un tel décor, le Gouvernement, mieux les autorités, chacune dans ses attributions, a le devoir de passer à la phase supérieure avec des actions de grande envergure. Au cas contraire, toutes les bonnes intentions vantées tambour battant n’auront été que de l’escamotage, de la mascarade.

La Pros.

 

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