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Attention ! Le peuple congolais n’est plus dupe pour ceux qui le croyaient encore. Il se montre davantage curieux et sensible  à la manière dont Kinshasa traite la question sécuritaire de l’Est de la République démocratique du Congo. Tout Accord de paix et sécurité, toutes les démarches  diplomatiques soient-elles, envisagées par les dirigeants, sont analysées de fond en comble, nonobstant le fait que la décision finale émane du Chef de l’Etat, pour qui le peuple a confié le mandat. Qu’à cela ne tienne, la messe qui vient d’être dite à Nairobi au Kenya, à l’initiative du Président Uhuru Kenyatta dans le cadre de  la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) nécessite une attention soutenue, de peur que l’on soit une fois de plus,  trahi par nos voisins qui convoitent nos richesses depuis des lustres.

Ce que d’aucuns qualifient des rumeurs sur la présence de l'armée rwandaise dans la force régionale qui doit être déployée en RDC pour la stabilisation de l'Est du pays suscite beaucoup de réactions. A tort ou à raison, la Présidence ne rassure guère quant à ce. Alors que Kinshasa affirme n'avoir conclu aucun accord avec Kigali, lors du conclave de Nairobi mais également que les éléments de l'armée rwandaise ne feront pas partie de la force régionale de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) qui sera déployée incessamment à l'Est de la République Démocratique du Congo pour traquer les rebelles, le président Ougandais, sortit de sa tanière, parle plutôt un langage contraire.  A l’en croire, les problèmes affectant la région comme la crise au Congo nécessitent une approche collective de la part de tous les membres. Comme qui dirait, Museveni rejette la volonté de Kinshasa de ne pas avoir les forces rwandaises dans la force de l'EAC qui sera déployée incessamment. En signant le document lors du conclave de Nairobi, Félix Tshisekedi avait-il insisté sur cette question ? D’aucuns s’interrogent. Kigali est toujours pointé du doigt par les FARDC qui affirment, sans détour, le soutien du M23 par le Rwanda. Voir le déploiement  d'une force régionale pour « imposer » la paix dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC) avec la présence des militaires rwandais, n’est-ce pas une ambivalence de la part de pouvoir de Kinshasa ? Quel sera le nouveau narratif ? Qui aura cette responsabilité ? Ne tombons pas dans l’ambivalence, en cherchant une chose et son contraire à travers des accords suicidaires. La paix et sécurité du peuple congolais ne se négocie pas, elle s’impose aujourd’hui et pour toujours !

La Pros.

 

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