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Le doute s’installe petit à petit quant à la question de la tenue, dans le délai constitutionnel, des prochaines élections en République Démocratique du Congo. Alors que l’opposition politique continue à clamer le consensus autour de l’examen de la proposition de Loi modifiant et complétant l’actuelle Loi électorale, le Groupe de 13 Parlementaires (G13), auteur même de ladite proposition, ne parle plus le même langage avec le bureau Mboso.  D’ailleurs, ils reprochent certains collègues d’avancer en force sans les écouter, ont-ils dû claquer la porte de la salle de plénière hier, jeudi 12 mai 2022, juste après le rejet de la motion de procédure  initiée par l’un d’eux, Delly Sesanga. Car, ils ne voulaient pas être des simples spectateurs. «Nous, nous avons sollicité un débat mais apparemment, il n’y a pas de débat. Il s’agit tout simplement de positions des groupes parlementaires et que nous n’avons pas l’opportunité de rencontrer. Nous préférons peut être attendre si le débat aura lieu au niveau des Commissions. Nous voulons tout simplement garder la lettre du Règlement et l’esprit parlementariste», a recadré immédiatement, sur les parvis du Palais du peuple, le député national Jacques Djoli, un des membres du G13. Ainsi, le spectre d’un tripatouillage de ladite proposition de loi électorale réapparait.

Le processus électoral croise un bémol de plus, laissant au passage l’ombre d’une incertitude quant à l’avenir, que dis-je, les fortes contestations dans les prochains jours de la part des mécontents.

Cet épisode renforcera davantage les protestations autour de cette proposition de loi dont l’examen au parlement est fortement contesté par l’Opposition qui, elle, exige le consensus aux préalables de toutes les parties prenantes. Encore que, certains points essentiels de cette proposition de loi qui rencontraient l’approbation de cette fameuse Opposition y ont été rejetés illico presto lors de la plénière de levée des options politiques.

Pendant ce temps-là, l’opposition, dans sa diversité, s’apprête à enclencher des actions de terrain pour faire pression sur la majorité. De même, de façon isolée, le Bloc patriotique, avec le Milapro et le Calcc, demeurent vigilants face à l’évolution de la situation. Jusqu’où irait le suspense ? En tout cas, pour l’heure, autant s’interroger sur ce qui parait sibyllin devant l’avenir du pays. Entre Forcing  pour les uns, ou blocage pour les autres, la stabilité des institutions dépend de bonnes élections.

La Pros.

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