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Tel fut le sort de son accession fulgurante et controversée à la tête de la Cour Constitutionnelle au lendemain du procès fatidique de 100 jours,  où il aura démontré  l’étendue de sa maestria, excitant au passage la condamnation de Vital Kamerhe, l’ex Dircab du Président Tshisekedi, le sort en a aussi décidé autrement pour lui au cours d’un tirage au ‘’sort’’ qui a scellé… son sort. Eh oui, cette tautologie inutile soit-elle,  illustre tant bien que mal, les sagas qui ont  élu domicile au sein des Institutions de la RDC. De la présidence, en passant par le Parlement et les Cours et Tribunaux, ces rebondissements rocambolesques à 90° animés par une tempête sidérante,  renforcent de plus en plus cette  incertitude dans le chef des nationaux. A  l’allure où vont les choses, tout laisse à croire que ‘’le pays est sur le cric’’, comme disait autrefois le vieux briscard Mungul Diaka.

La justice, le dernier rempart d’une nation s’étiole. Puisque tout semble devenir banal et frise la légèreté.  Hier,  l’opposition a fustigé ‘’l’irrégularité’’ concernant le remplacement de deux juges à la Cour Constitutionnelle, aujourd’hui les membres du cabinet du Président remplacé, Dieudonné Kaluba, dénoncent une irrégularité et une fraude suicidaire à l’Etat de droit, où allons-nous ? Aux âmes sensibles  s’abstenir. Un seul mot, un seul passage : Ne mettez aucun organe, le choc peut être fatal. Coup d’Etat Constitutionnel ! Irrégularité de la procédure ! Dictature !  Bref, d’aucuns ont délié leurs langues pour placer un mot, pesant le pour et le contre de cette éviction dont les dessous des cartes figure le nom d’un homme, qui aurait d’ores et déjà annoncé sa candidature à la prochaine présidentielle de 2023.

Les histoires évoquées des billets verts ou encore d’un homme juste et correct qui ne veut que lire le bon droit sans une quelconque influence politique ont chamboulé également les analystes politiques. Qu’à cela ne tienne, le remplacement du Président de la Haute Cour, Dieudonné Kaluba, une année après son arrivée par le juge Dieudonné Kamuleta, à 18 mois des joutes électorales, ne sonne-t-il pas le tocsin d’une Institution judiciaire bien avant influencée politiquement ? La question vaut son pesant d’Or. L’Etat de droit doit régner en seul Maître. Cela ne doit pas être simplement de belles paroles. Malgré ce changement, peu importe les réalités, le droit doit être dit en bonne et due forme et le nouveau Président de la Cour Constitutionnelle doit conduire à bon escient cette Haute Cour qui demeure le dernier rempart de notre justice. Telle sera certainement l’une de ses missions. De toutes les façons, les passent toujours, les institutions restent. 

La Pros.

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