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Les dés sont jetés. Visiblement, plus rien n’arrêtera l’entérinement, par la Chambre basse du parlement, du candidat Président de la CENI désigné par la ‘‘majorité’’ de confessions religieuses, six au total. La question est inscrite à l’ordre du jour de la présente session parlementaire. La Commission Mbata va finalement rendre compte, en tenant bien entendu compte du PV déposé par l’Evêque Dodo Kamba et sa suite. La Stratégie du pourrissement aura été mise en branle. L’idée, au finish, c’est de prétexter le délai qui est largement dépassé et qu’il faut sauver le pays ; c’est de dire que le consensus ne sera jamais obtenu, quel que soit le temps à accorder aux ‘’Serviteurs du Très Haut’’. Et qu’il faille appliquer les dispositions constitutionnelles, entendez par là ‘‘l’arbitrage’’ du Parlement. Tout est fait pour éviter la similitude avec le cas ‘‘Ronsard Malonda’’. Catholiques et Protestants n’ont eu que leurs yeux pour constater que le ‘’calendrier’’ du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, président en exercice de l’UA, Vice-président de la Sadc…, ne lui a pas permis de les recevoir pour échanger autour de cette question et trouver une solution qui satisfasse tout le monde et, donc, un accord unanime. Les Laïcs protestants et catholiques auront saisi, mais en vain, le Conseil d’Etat en interprétation de certaines dispositions de la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI. Ils ont compris, à leurs dépens, qu’il y avait peut-être un passage protégé. Voilà pourquoi, ils ont pris une résolution, celle de faire bloc, désormais, pour bien surveiller le processus électoral qui pose, là, les fausses prémisses.

Comme qui dirait, catholiques et protestants ont tout simplement été shuntés. 

Ce n’est là qu’une paire de manche. Il va falloir attendre la réaction du FCC, d’Ensemble pour la République, de l’UNC et autres forces politiques qui hésitaient à désigner leurs représentants à la CENI compte tenu de l’opacité, mieux de l’obscurité qui entoure la désignation du successeur de Corneille Nangaa. A ce groupe, il faut ajouter Lamuka du tandem Fayulu-Muzito, Franck Diongo du MLP qui vient de se souvenir de ses vaillants combattants tombés sur le champ d’honneur un certain 19 septembre 2016 et qui s’inscrit dans la dynamique des élections organisées différemment de toutes les autres que la Rdc a connues jusqu’à présent. Cela dépend, sans aucun doute, rappelle-t-il, de la mise en place d’un pouvoir organisateur neutre, indépendant et impartial.    

Il faut être fidéiste avec un tempo très élevé pour croire aux miracles en 2023. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il y a fort à parier que les prochaines élections, comme par le passé, soient très tumultueuses, avec des résultats tronqués, truqués et contestés.   

La Pros. 

2023 n’est plus très loin. A l’approche des prochains scrutins, la coalition Lamuka du tandem Muzito-Fayulu veut mettre toutes les chances de son côté afin de gagner les prochaines élections. De ce fait, son leader Martin Fayulu a passé un appel à travers les medias au peuple congolais dans l’optique de la marche pacifique devant exprimer leurs désidératas notamment, sur la dépolitisation de la CENI, un probable glissement, par-dessus-tout, un paysage politique qui augure des fraudes électorales à l’avenir. Cet appel auquel la population a bel et bien répondu présent et dont le rendez-vous était pris pour ce mercredi 15 septembre 2021 a été stoppé net dans son élan. La manifestation a été nettement étouffée par les forces de l’ordre dans la commune de Masina.

Le comportement des forces de l’ordre qui ont usé des violences pour réprimer cette marche serait plus que déplorable. Etant donné que les gaz lacrymogènes et divers autres abus sur les militants ont été observés sous couvert du maintien de l’ordre. Tristement le cas du principal concerné Martin Fayulu qui, brutalisé par des policiers, a été embarqué manu militari dans son véhicule pour être acheminé vers une destination en plein centre-ville. Que dire du Correspondant de la RFI Patient Ligodi qui a été sérieusement brutalisé et embarqué en plein exercice de son travail ? Un exemple qui nous pousse à nous demander, que fait-on de la liberté de la presse en RDC ? Mystère.

En dépit de l’interdiction des autorités de la ville de Kinshasa, Fayulu a tenu à ce que la marche se fasse en cette date du 15 septembre, un acte qui peut être considéré comme un affront envers les autorités. Alors qu’une autorisation avait permis d’exécuter la marche en date du 17 septembre 2021. Cela n’aurait-il pas été mieux de la respecter afin d’éviter tout bras de fer avec les autorités ?

Selon les organisateurs, cette manifestation visait, entre autres, la dépolitisation de la CENI, la mise en place des réformes institutionnelles consensuelles afin d’éviter tout glissement en 2023 et aussi éviter toutes fraudes. Cette énième marche pacifique avait également pour but de pousser un cri d’alarme afin d’alerter l’opinion sur la question de la transparence en période électorale dont le parti de Fayulu garde un souvenir très amer lors des dernières élections organisées et dont il clame toujours la victoire.

Entre tension et dissuasions, il est nécessaire de respecter scrupuleusement  les lois du pays.

La Pros.

 

L’état de droit est-il menacé ? Aujourd’hui, plus que jamais, le peuple congolais veut réellement vivre l’Etat de droit tel que prôné par le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi.  Certains actes posés par l’actuel régime poussent à réfléchir deux fois. La légalité, la sécurité juridique, la prévention de l’abus de pouvoir, la rédévabilité, l’égalité devant la loi, l’accès à la justice, la sécurité et le développement, tels sont les piliers importants auxquels le régime de Tshisekedi doit se pencher. Il est difficile de ne pas s’occuper de la politique dont le concept congolais veut qu’on se maintienne au pouvoir par tous les moyens. Ceux qui se retrouvent au pouvoir aujourd’hui, semblent s’inscrire dans l’optique de l’ancien régime de Kabila.  Quoi de plus normal... Mais, à l’allure où vont les choses, les protestations survenues depuis l’adoption du Projet de la loi organique sur la CENI et les divergences des vues des confessions religieuses autour de la désignation du remplaçant de Nangaa, font revivre le climat malsain vécu dans le passé.

Au cours de la plénière de jeudi à l’Assemblée nationale, plusieurs propositions de lois qui ont été inscrites lors des dernières sessions, des lois  non examinées, ont été, une fois de plus, alignées  dans le calendrier de la session en cours essentiellement budgétaire. Que doit-on s’attendre de ces textes ? La lenteur constatée dans la gestion de cette question laisse à désirer. Désormais, les regards sont tournés vers l’Assemblée nationale qui doit, ipso facto, montrer l’exemple en mettant un coup d’accélérateur dans l’exécution de ses tâches notamment, sur des questions sur les prochaines élections. L’opposition et l’Eglise se sont démarquées en exprimant leurs inquiétudes face à la crédibilité, la transparence et à l’inclusivité des joutes électorales à venir. Parlant des enjeux de l’heure en rapport avec les futures élections, la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) et l’Eglise du Christ au Congo (ECC), ces deux confessions religieuses majeures de la République Démocratique du Congo, à travers  une déclaration conjointe  en rapport avec la réforme de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la CENI, ont d’ores et déjà condamné plusieurs irrégularités constatées dans l’adoption de cette loi au niveau de l’Assemblée nationale notamment, la mise à l’écart du contrôle technique de la Centrale électorale que prévoyait à la base  la loi Lutundula. Un mois après que la délégation de six confessions religieuses ait déposée leur PV à l’Assemblée nationale, l’ECC et la CENCO n’ont jamais été reçues par le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi malgré leur sollicitation. Est-ce la bonne décision ? Puisque le Congo est un bien commun, une volonté réelle de voir améliorer les choses à travers les concertations  des acteurs socio-politiques autour des questions importantes de la vie des congolais seraient ni plus, ni moins une décision salutaire  qui va renforcer la confiance avant les prochaines joutes électorales.

La Pros.

En 2023, l’Udps ira-t-il aux joutes électorales  en ordre dispersé ?  Cette question vaut tout son pesant d’or, au regard de dissensions qui se multiplient et des difficultés qui s’amoncellent au fil des jours, des heures, des secondes ou, à la limite, des années.  Déjà, l’affaire Jacquemin Shabani n’est jamais close, tout comme celle de Victor  Kankwenda, non plus.  Bien d’autres problèmes, y compris ceux  de la succession et des intérims en cascade aussi bien à la Présidence qu’au Secrétariat Général  sont restés, depuis l’arrivée de Félix au strapontin du pouvoir au Palais de la Nation, des véritables cache-poussières dont il suffirait de bouger un peu, pour soulever des montagnes. 

Mais, comment avec un tel parti, une machine aussi divisée contre elle-même, Félix Antoine Tshisekedi  entend-il rempiler au-delà de son mandat actuel ? Nombreux ceux qui sont pensent qu’il est temps d’y réfléchir, dès maintenant,  pour éviter toute surprise.

Car, autrement, comment expliquer qu’au moment où les violons semblaient s’accorder autour de cette perspective-là, celle de la préservation des arcanes du pouvoir,  que de nouvelles avalanches d’anicroches surgissent encore jusqu’au point de chercher à renverser les deux principaux ténors, les colonnes vertébrales ou, alors, les piliers du parti présidentiel.

Cette fois-ci encore,  voici qu’une nouvelle fronde est venue  empoisonner le climat qui, pourtant, était  déjà délétère en raison, peut-être, de la gestion épicière  des ambitions et de la redistribution des cartes mal assurées.  

Hier, en effet, les pionniers de l’Udps sont montés au créneau pour exiger le départ de Kabund et Kabuya de leurs fonctions actuelles au sein du parti. Ils avancent plusieurs raisons dont celles portant notamment, sur la crise de leadership, le cumul des fonctions et, surtout, les avantages que ces derniers  tireraient, seuls, de la gouvernance Tshisekedi.

En plus, ils alignent d’autres arguments pour justifier cette nouvelle escalade de la violence somme toute verbale, pour afficher, sans nul doute, avec la dernière énergie, leur détermination à revoir les choses.

Mais, qui sont-ils, ces pionniers qui, manifestement, osent secouer le cocotier ? D’où, viennent-ils et de qui détiennent-ils le pouvoir de vouloir et de faire au sein du Parti présidentiel ? Voilà autant de questions perchées sur les   lèvres de tous, au vu  de cette sortie médiatique au goût aigre signée par ces pionniers.  

Même s’il n’est pas facile de reconstituer toute  l’histoire, de manière holistique, de l’Udps,  mais les archives à ausculter  existent. Ils se disent, eux,  des vrais compagnons d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, décédé le 1er février 2017 vers 17 heures à Bruxelles, conservé pendant longtemps au funénerium ‘’Poussière des Etoiles’’,  alors qu’il était à quelques encablures d’un poste important et qu’il était encore possible, pour lui, de prendre les rênes du Conseil National de suivi de l’Accord de la Saint Sylvestre, tel que conclu au Centre Interdiocésain à la Gombe, sous la barbe des Evêques.  

Donc, c’est au nom de leur collègue Etienne Tshisekedi qu’ils décrient la dérive et le péril en la demeure. Félix Tshisekedi va-t-il les entendre de la même oreille? Que ferait-il ? Par où commencerait-il ? Qui prendre, qui laisser ? Rien n’est moins sûr. Car, cette fronde, si surprenante  soit-elle,  révèle,  néanmoins, un malaise interne.  C’est une  équation qui démontre que  la machine ‘’Udps’’ est, décidément, tétanisée par la  gangrène de la surenchère et des excès de table.  Elle est sur une pente raide…

LPM

Sourdes-oreilles de l’Opposition, marche pacifique réprimée, bavures policières, journaliste violenté, la journée de la démocratie aura été particulière en République démocratique du Congo. L’histoire se répète. L’état de droit est-il menacé ? Aujourd’hui, plus que jamais, le peuple congolais veut réellement vivre l’Etat de droit tel que prôné par le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi. Hélas !  Certains actes posés par l’actuel régime poussent à réfléchir deux fois. La légalité, la sécurité juridique, la prévention de l’abus de pouvoir, la rédévabilité, l’égalité devant la loi, l’accès à la justice, la sécurité et le développement, tels sont les piliers importants auxquels le régime de Tshisekedi doit se pencher. Il est difficile de ne pas s’occuper de la politique dont le concept se veut maintenir au pouvoir par tous les moyens. Ceux qui se retrouvent au pouvoir aujourd’hui, semblent s’inscrire dans l’optique de l’ancien régime de Kabila.  Quoi de plus normal... Mais, à l’allure où vont les choses, les protestations survenues depuis l’adoption du Projet de la loi organique sur la CENI et les divergences des vues des confessions religieuses autour de la désignation du remplaçant de Nangaa, font revivre le climat malsain vécu dans le passé.

Au cours de la plénière de jeudi à l’Assemblée nationale, plusieurs propositions de lois qui ont été inscrites lors des dernières sessions, des lois  non examinées, ont été, une fois de plus, alignées  dans le calendrier de la session en cours essentiellement budgétaire. Que doit-on s’attendre de ces textes ? La lenteur constatée dans la gestion de cette question laisse à désirer. Désormais, les regards sont tournés vers l’Assemblée nationale qui doit, ipso facto, montrer l’exemple en mettant un coup d’accélérateur dans l’exécution de ses tâches notamment, sur des questions sur les prochaines élections. L’opposition et l’Eglise se sont démarquées en exprimant leurs inquiétudes face à la crédibilité, la transparence et à l’inclusivité des joutes électorales à venir. Parlant des enjeux de l’heure en rapport avec les futures élections, la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) et l’Eglise du Christ au Congo (ECC), ces deux confessions religieuses majeures de la République Démocratique du Congo, à travers  une déclaration conjointe  en rapport avec la réforme de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la CENI, ont d’ores et déjà condamné plusieurs irrégularités constatées dans l’adoption de cette loi au niveau de l’Assemblée nationale notamment, la mise à l’écart du contrôle technique de la Centrale électorale que prévoyait à la base  la loi Lutundula. Un mois après que la délégation de six confessions religieuses ait déposée leur PV à l’Assemblée nationale, l’ECC et la CENCO n’ont jamais été reçues par le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi malgré leur sollicitation. La résolution de ces questions aura le mérite de pulvériser ce climat malsain qui règne au sein de l’arène politique RD. Congolaise. Il va de soi d’œuvrer réellement pour le développement du pays.

La Pros.

A l’aile dure de Lamuka, les dés sont déjà jetés pour la tenue de la marche du 15 septembre 2021, en dépit de la mesure d’interdiction décrétée par l’Hôtel de Ville et de l’ouverture de la session ordinaire au Parlement.  Deux textes, deux lectures diamétralement opposées.  Et, dans le cas d’espèce, Lamuka parle d’un régime d’information et qu’à son entendement, il ne s’agissait nullement d’une quelconque autorisation à quémander. Et, de l’autre côté, dans les milieux officiels qui, pourtant, disposent de la charge publique d’assurer la sécurité et de maintenir l’ordre public, la fin de non recevoir réservée à la requête de Lamuka n’appelle aucun débat, ni discussion. Ce jour-là, rappelle un des responsables de la police, le calme devra régner sur l’ensemble de la capitale. Donc, à  tout dire, le décor d’un bras de fer est planté. Car, aux dernières nouvelles, les militants et autres sympathisants de l’EciDé, de Nouvel Elan, de la Dysoc ainsi que de toutes les structures apparentées, ne sont pas prêts à se laisser berner, ni à se plier devant un ordre qu’ils qualifient d’illégal. Ils disent, en effet, qu’ils seront au rendez-vous, quelles que soient les intimidations. Ils précisent qu’ils y seront pour réclamer le dialogue et  le consensus autour des réformes essentielles à apporter aussi bien aux institutions qu’aux lois portant sur l’organisation des élections dans les délais constitutionnels. Ils brandissent, en plus, le tout récent calendrier, tel que publié dernièrement par les deux principaux animateurs de Lamuka, à savoir, Adolphe Muzito Mfumunsi et Martin Fayulu Madidi qui, lors d’une conférence de presse, proposaient la tenue de la présidentielle au 22 octobre 2023. Parallèlement, le même jour, Constant Mutamba, un autre acteur politique à la tête de la NOGEC, avait, quant  à lui,  appelé également à une autre  marche pacifique dont les objectifs étaient, à quelques exceptions près, similaires à ceux de Lamuka.  Et comme si cela ne suffisait pas, Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua, le leader du Mouvement pour la Renouveau, dans une démarche somme toute politique, voulait, lui aussi, marcher pour revendiquer l’installation du nouveau Bureau de la CENI et dénoncer des manœuvres dilatoires de la classe politique tendant, selon lui, à exiger une chose et son contraire alors qu’elle contribue, en même temps,  à retarder la mise du processus électoral en RD. Congo sur les rails.  Hier, alors qu’on en était à la dernière coulée d’encre, tard  dans la soirée, voici que ce dernier   en a décidé autrement, en annulant sa  marche-là. Et, pourtant, des raisons évoquées étaient bien justifiées, au regard du retard qu’accuse jusqu’aujourd’hui le début des opérations pré-électorales et, même, la finalisation du dossier de nouveaux animateurs de la CENI dont les noms restent encore dans les dépendances de l’Assemblée nationale à l’issue des  tractations  aux équilibres, à la fois, difficiles et fragiles entre les Chefs religieux. Là où Kanku a décoché, Mutamba et les deux autres de Lamuka (Muzito et Fayulu)  maintiennent leur mot d’ordre envers leurs affidés. De quoi craindre des étincelles en l’air, si jamais les uns et les autres, sans  moufles, décidaient de laver l’affront dans la rue.  

LPM

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