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Koffi Olomidé, le Grand Mopao séjourne en France depuis la semaine dernière pour un dernier réglage marketing dans le cadre de sa production scénique à Paris la Défense Arena, la mythique salle parisienne où il devrait se produire le 27 novembre prochain. Malheureusement, ce rendez-vous a été annulé par les autorités françaises pour des raisons non élucidées alors que l’artiste le considérait comme le concert de sa vie. Pendant son séjour à l’Hexagone, le patron de Quartier Latin a été  surpris par une convocation de la justice française au sujet de l’affaire sur viols et séquestrations de danseuses dont il a  déjà été condamné avec sursis en 2019. Cette invitation de la justice  signifiait à Koffi Olomide de comparaître à la date du 25 octobre 2021, à la Cour d’appel de Versailles en France.  Chose faite !  

Le lundi 25 octobre 2021 rapporte l’avocat de l’artiste Me Emmanuel Marsigny, il s’est ouvert devant la Cour d’appel de Versailles en France le procès en appel contre l’artiste musicien Franco-congolais Koffi Olomidé. D’après nos fins limiers, l’appel avait été interjeté par le Ministre public, insatisfait de la condamnation prononcée en première instance. Le procès s’était tenu à huit clos, ce que n’ont pas demandé cette fois-ci les parties civiles.

En mars 2019, rappelle-t-on, le tribunal de Nanterre avait condamné la star de la Rumba à deux ans de prison avec sursis pour « atteinte sexuelle» sur l’une des jeunes femmes, déclarée mineure au moment des faits.

Le chanteur star originaire de la République démocratique du Congo (RDC) avait été relaxé des poursuites concernant trois des danseuses.

Initialement mis en examen pour viols aggravés et séquestration en 2012, Grand Mopao voit finalement la juge d’instruction le renvoyer en 2018 devant le tribunal correctionnel pour «atteinte sexuelle avec violence, contrainte, menace ou surprise par personne ayant autorité» – ou agressions sexuelles – et séquestration. Il est également jugé pour aide illégale à l’entrée et au séjour des danseuses, venues de la RDC.

65 ans,  le Roi du Tcha-Tcho Koffi Olomidé, de son vrai nom, Antoine Agbepa Mumba est accusé d’agressions sexuelles et de séquestration envers quatre de ses anciennes danseuses, faits présumés commis entre 2002 et 2006. L’artiste conteste ces accusations.

Contacté par la presse, l’avocat du prévenu Me Emmanuel Marsigny, n’a pas souhaité s’exprimer sur la présence ou non de son client lors de l’audience de ce lundi, prévue à 14h.

« C’est un dossier qui ne tient pas », martèle Me Emmanuel Marsigny pour défendre son client, «une accusation n’est pas une preuve», dénonce l’avocat de l’artiste.

Toutefois, Me Emmanuel Marsigny rappelle qu’en première instance, le tribunal a fait litière de la quasi-totalité de toutes les accusations. «Mon client a été condamné pour des faits datés de 2002 et 2003 sur une des jeunes femmes, ce que l’artiste conteste ».

Dans la même logique, certains proches du chanteur qualifient cette énième comparution d’un acharnement contre le Roi du Tcha-tcho. « Comme l’a dit l’avocat, ce procès a perdu son sens. Il est devenu pratiquement un complot contre Koffi Olomidé qui a été déjà condamné et relaxé par la même justice en France », fustige un des proches de son groupe Quartier Latin. 

Rappel des faits

En 2007, une première danseuse porte plainte et décrit à la justice ses tournées avec Koffi Olomidé en France. Elle dit les vivre enfermée près de Paris, dans un pavillon surveillé par trois gardes, sans possibilité de sortir ni de téléphoner. Les trois autres, qui déposent plainte en 2009 puis 2013, confirmeront ce récit, selon l’accusation.

Selon le récit des danseuses dont une qui assure qu’elle était alors mineure à la justice, elles étaient parfois amenées dans une chambre d’hôtel ou dans un studio d’enregistrement pour que le chanteur les force à avoir une relation sexuelle.

L’une d’entre elles rapporte qu’elle subissait la scène deux fois par semaine. Une autre raconte qu’elle se laissait faire pour ne pas perdre son poste de danseuse. En juin 2006, elles s’échappent ensemble du pavillon francilien avec une corde de drap après avoir endormi les gardes à l’aide de somnifères, selon leur récit.

Koffi Olomidé a, déjà été condamné, en RDC en 2012 à trois mois de prison avec sursis pour violences contre son producteur.

Il avait également été expulsé du Kenya en 2016 pour avoir donné un coup de pied à l’une de ses danseuses et la Zambie avait émis en 2018 un mandat d’arrêt à son encontre pour une agression sur un photographe en 2012.

Jordache Diala

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