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Eddy MBOYO BOFENDA est le troisième artiste congolais à se produire sur scène à la Nouvelle-Calédonie. Après Papa Wemba et Jean Goubald, le célèbre percussionniste africain a laissé une belle impression à Nouméa où il a été invité par le Gouvernement calédonien pour agrémenter le Cinquantenaire de la Francophonie dans l’Outre-Mer.

Depuis la Capitale calédonienne, le leader du groupe La Sanza a accordé une interview exclusive au journal congolais ‘‘La Prospérité’’ au cours de laquelle il dévoile des retombées positives de son voyage dans ce département français. Ambassadeur de la culture congolaise, Eddy Mboyo a surtout fixé et rassuré ses fanatiques sur les bobards qui se racontent sur sa personne dans les réseaux sociaux alors qu’il se porte à merveille.
La Prospérité : Comment réagissez-vous face aux folles rumeurs disant que vous seriez abandonné dans un état instable à Nouméa ?
Eddy Mboyo : Oui c’est vrai ! J’ai lu et vu beaucoup de fausses informations sur ma personne dans certains médias de mon pays et aussi dans la presse Calédonienne. Voire même sur les réseaux sociaux. Mais, rassurez-vous, je suis en bonne santé et bien logé dans un hôtel 5 étoiles à Nouméa, à la Nouvelle-Calédonie où je me trouve présentement. D’ailleurs, mon séjour se passe bien.
La Pros. : Que s’est-il passé réellement entre vous et les autorités Calédoniennes ?
Eddy Mboyo : Il y a eu juste une mauvaise interprétation dans les médias par rapport à ce qui m’est arrivé à l’aéroport du Japon. Evidemment, je m’étais mis en colère parce que j’avais raté le vol de Paris à cause des autorités Calédoniennes qui ont oublié de me donner un document administratif «attestation de déplacement international ». Alors que je tenais vraiment à rentrer chez moi au Congo. Cette situation s’est déroulée au moment où j’étais déjà en transit à l’aéroport de Tokyo pour Paris. Mon calcul était d’arriver rapidement en France où je devrais profiter d’un avion affrété par notre gouvernement pour le rapatriement des compatriotes congolais qui étaient bloqués en France pendant la période de confinement.
La Pros. : Quelle est la raison majeure de votre séjour à la Nouvelle-Calédonie ?
Eddy Mboyo : J’ai été convié officiellement à Nouméa comme un invité d’honneur par les autorités Calédoniennes pour participer à la célébration marquant le 50ème anniversaire de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et 35 ans d’Alliance Champlain.
La Pros. : Combien de spectacles avez-vous livrés sur place ?
Eddy Mboyo : Il était prévu que je donne six spectacles dans différents endroits à Nouméa. Malheureusement, je n’ai fait que deux productions scéniques. C’est-à-dire, un grand spectacle dans une salle et un autre dans une école devant les enfants. Je n’avais plus eu l’occasion de poursuivre le calendrier parce que toutes les activités étaient annulées à cause de la pandémie. Car, la Nouvelle Calédonie a été aussi touchée par la Covid-19. Ainsi, les autorités ont décrété le confinement afin d’éviter la propagation de la maladie sur toute l’étendue de leur territoire.
La Pros. : Comment le public calédonien a reçu votre passage sur son sol ?
Eddy Mboyo : Il y a eu une communion extraordinaire entre moi et les spectateurs calédoniens qui sont venus assister à mon spectacle. La population d’Outre-mer m’a bien accueilli lors de mes prestations scéniques. Elle s’est retrouvée sur le plan d’orchestration et rythmique. Très réceptifs, les mélomanes ont aimé mes instruments ramenés de Kinshasa dont certains sont aussi utilisés à la Nouvelle -Calédonie par les grands orchestres dans l’Outre-mer. Donc, nous avons quelques points communs entre la RDC et la Nouvelle- Calédonie. J’ai découvert certains instruments comme ‘‘Ancloung’’ que j’utilise dans mon groupe la Sanza. Avant j’ignorais que cet instrument est d’origine calédonienne. A part leur guitare qu’ils appellent ‘‘Yukulele’’. Vraiment, le calédonien est un peuple gentil et hospitalier.
La Pros. : En quoi votre voyage est-il bénéfique pour votre pays, la RDC ?
Eddy Mboyo : J’avais beaucoup réfléchi sur ce point. Finalement, j’ai réussi à mettre en place un projet qui servira de pont entre l’Afrique et les pays d’Outre-mer. Entre la RDC et la Nouvelle Calédonie. Il sera question de faire une résidence avec quelques artistes congolais que nous allons déplacer à Nouméa pour faire des ateliers d’échange qui vont aboutir à une création d’un spectacle de haute facture.
La Pros. : Quel sera le but de votre projet ?
Eddy Mboyo : J’ai proposé mon projet aux autorités calédoniennes. Elles sont d’accord que nous puissions réaliser un tel projet. J’en ai parlé aussi à l’OIF qui a accepté de nous accompagner. Car, aucun congolais n’a déjà pensé à ce genre d’initiative. A travers ce projet qui permet à créer un spectacle, l’idéal est de tisser un lien de solide dans le cadre d’échange culturel entre la RDC et la Nouvelle Calédonie. Vous savez que c’est un pays qui n’est pas trop connu des africains. Nombreux pensent même qu’il se trouve en Amérique, aux Etats-Unis. Or, la Nouvelle Calédonie est bel et bien située dans le continent d’Océanie. C’est un pays très organisé qui mérite l’attention des africains sur le plan de la promotion et de la visibilité. C’est un pays à promouvoir avec toute sa diversité culturelle. De mon retour à Kinshasa, nous allons s’y mettre avec mon équipe d’administration, pour travailler et préparer la faisabilité du projet.
La Pros. : Que comptez-vous faire au cas où les autorités françaises maintiennent leurs mesures de restriction des trafics aériens ?
Eddy Mboyo : Je suis encore à Nouméa parce que toutes les frontières sont fermées et beaucoup d’hôtels sont mis en quarantaine. Puisque les vols sont suspendus, je compte faire une demande d’un visa de long séjour ici pour Paris où je peux facilement trouver l’avion pour Kinshasa. Je ne m’inquiète pas parce que le gouvernement Calédonien me prend en charge jusqu’à mon retour. D’ailleurs, je profite pour le remercier ainsi que ma famille d’accueil. Sans oublier CREIPAC, une structure calédonienne qui fait la promotion de la langue française dans la zone Pacifique. Donc en Asie ! Que mes fans retiennent que je suis très bien portant grâce au gouvernement d’ici qui m’a mis dans les meilleures conditions.

Propos recueillis par Jordache Diala

 

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