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Dans le cadre de la journée scientifique organisée, mardi 8 juin 2022, par le Secrétariat Général à la recherche de l’université de Kinshasa, le centre de recherche en ressources en Eau du Bassin du Congo, CRREBaC en abrégé, a fait la restitution des résultats du projet climat migration ou conflit dans le bassin du Congo. Le résultat de la recherche est cet ouvrage intitulé Nexus- climat-Eau- Migrations- Conflits dans le bassin du Congo, un ouvrage d’une vingtaine de chapitre qui gravitent sur quatre axes principaux : l’axe sur le climat, l’axe sur la migration, l’axe sur conflits et sur les questions du genre. L’ouvrage est publié aux éditions Espérance en France. La cérémonie du vernissage de l’ouvrage a eu lieu  dans la salle de promotion Monseigneur Luc  Gillon de  l’université de Kinshasa.

Pour le professeur Michel Bisa Kibul, il était question, lors de cette recherche, de faire l’indice de vulnérabilité dans la partie Nord-Est de la RDC, répertorier les groupes armés qui pullulent dans ce coin  du pays, observer les causes, les conséquences et les effets  de la régénérescence à répétition des conflits dans la partie nord est de la République.

A en croire le professeur Bisa, le résultat de cette recherche est  une étude scientifique empirique  menée  de 2019 en 2022, par des chercheurs de Cinq nationalités. Il s’agit de nigérians, tchadiens, congolais, canadiens.

Une recherche effectuée par des grands chercheurs comme Gloria Pindi et le professeur Bernard Lututala Mupasi, recteur honoraire de l’université de Kinshasa.

Autour de cette étude, ils ont proposé des solutions à partir des évidences scientifiques. «Nous avons insisté sur la nécessité  de la refondation de l’architecture de sécurité du pays. Le conflit qui est dans la partie est de la  RDC, notamment avec  le problématique du  M23, c’est la conséquence de la crise de travail d’anticipation des effets de génocide Rwandais de 1994 et aujourd’hui avec le changement climatique, avec l’arrivé de MBORORO dans le Haut-Uélé, le Bas-Uélé, Sud-Ubangi  et Nord-Ubangi, la République est en danger. Nous avons montré qu’il y a plus de 800 kilomètres par exemple dans le Bas-Uélé où il n’y a qu’un seul poste de la Direction Générale de la Migration (DGM) où vous pouvez parcourir sans trouver ni policier, ni militaire ni agent de service d’intelligence.

Nous avons également estimé que dans le pays, il faut une reforme totale des services d’intelligence  stratégique. C’est-à-dire, notre direction  générale des renseignements, notre conseil national de sécurité, notre police et notre armée. Ces services doivent cesser de fonctionner comme une sorte de science ou culture. Partout au monde, on est parti vers la libéralisation pour que tous les congolais participent au travail de la préservation du patrimoine commun sinon on doit agir maintenant, selon eux si on n’agit pas maintenant dans les 100 ans à venir  nos enfants risquent de manquer le pays», a déclaré le Professeur Bisa. Pour plus de détails, l’ouvrage est disponible au centre de recherche en ressources en Eau du bassin du Congo, au secrétariat général  de la recherche à l’université de Kinshasa et à l’université panafricaine de Gouvernance et innovation.

Nelly Wenga

 

 

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