Après environ 6 ans d’absence à Kinshasa, Juan Gomez, journaliste brillant de la Radio France Internationale, présentateur de l’émission ‘’retour sur l’actualité en Afrique’’ a fait son grand retour sur la scène congolaise.

Ce journaliste talentueux-maitrisant les réalités que vivent les congolais a enregistré deux émissions sur les questions brûlantes de l’actualité du pays depuis l’avènement du Président Félix Tshisekedi au pouvoir et le paradoxe d’un pays riche regorgeant en son sein une population très pauvre. C’était le mardi, 11 juin à l’amphithéâtre de la halle de la Gombe, à Kinshasa. Recevant le Porte-parole du Chef de l’Etat, Kasongo Mwema Yamba Yamba et Bienvenu Matumo, un activiste des droits de l’homme, ce chevalier de la plume a épinglé la triste réalité que vit le congolais, pourtant dans un pays si riche, aussi bien sur plan de son sol que sous sol. Il était question de dresser l’état des lieux de la situation des congolais qui vivent aujourd’hui dans l’informel.

Face à cette presse étrangère et des invités dont la majeure partie frise la jeunesse, le Porte-Parole du Chef de l’Etat a été confronté à Bienvenu Matumo, un acteur de la Lucha, une ONG des défenseurs des droits de l’homme. Au menu, une seule et grande question, qui dérange d’ailleurs, est revenue à la surface : « le paradoxe d’un pays riche avec un peuple très pauvre ». D’après ses recherches, Juan Gomez a noté que la majeure partie des congolais vivent avec moins de deux dollars par jour. Dans un pays où tout a été bien ficelé pour faire un paradis sur terre, c’est le jour et la nuit. Pourtant et chose grave, ce journaliste français a noté du vocable kinois l’expression « article 15 ». Tirée d’une chanson fredonnée par un musicien de l’époque de Mobutu, cette phrase veut tout simplement dire : « débrouillez-vous ». Depuis, cette expression désigne le fait que les congolais se prennent eux-mêmes en charge, et au besoin, ces derniers fonctionnent dans l’informel pour survivre. Comme s’il n’existait pas un Etat capable de procurer le bien-être à sa population.

Le mal est profond
Pour toute réaction, Bienvenue Matumo a fustigé ce phénomène qui, d’après lui, est à la base des corruptions perpétrées au pays. S’il faut se débrouiller pour vivre, nuance-t-il, toutes les voies sont bonnes y compris celles de la corruption, a-t-il tranché. Répondant à cette confusion en face de ce jeune activiste des droits de l’homme, le Porte-parole de Félix Tshisekedi n’a pas manqué d’attribuer la faute aux anciens gestionnaires du pays. En réalité, quant au bilan du nouveau régime depuis fin janvier, Kasongo Mwema se justifie par le fait qu’en 5 mois, la nouvelle équipe dirigeante ne pouvait pas du jour au lendemain renverser toutes les tendances. « Le mal est profond et nous y travaillons petit à petit », a-t-il répondu plus d’une fois à toutes les allégations du public invité.

Il faut revoir le système éducatif
Dans la foulée, tous les invités ont brandi les maux qui rongent la société congolaise à cause de la mauvaise gestion datant depuis des lustres, et ainsi appelle le nouveau pouvoir à faire mieux. Si Kasongo Mwema a rejeté la faute de la mégestion aux anciens dignitaires du pays, il n’en résulte pas moins qu’il soit aussi responsable des quelques ratés, en tant que professeur d’université. Tenez ! A la fin du cursus des études des jeunes congolais, aucun dispositif n’est mis en place pour les préparer à créer eux-mêmes de l’emploi. Cela est, selon lui, un défi majeur à relever. S’agissant des problèmes qui rongent encore la société et qui nécessitent une réforme de fond en comble, Kasongo Mwema s’est contenté de rassurer le public et la population toute entière : «le Président Félix Tshisekedi a prôné l’Etat de droit et nous y travaillons. Ce n’est pas juste un simple slogan, mais nous avons mis en œuvre des plans pour sortir petit à petit de cette léthargie longtemps entretenue par ceux qui ne se souciaient que de leurs propres ventres. Notre souci, c’est le peuple et nous travaillerons dur pour le satisfaire ».

Cela n’a pas empêché à Bienvenue Matumo de proposer au Porte-parole du Chef de l’Etat de nommer des personnes compétentes à la tête des entités publiques. La politisation des postes, dit-il, est en majeur partie l’une des gangrènes qui ont rongé le pays. Il est temps de changer et de renverser la tendance, conseille-t-il. C’est avec une grande expression de joie que ces deux émissions de haute facture ont été enregistrées à Kinshasa par la RFI.

Grâce Kabedi

 

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