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Il a, en effet,  brisé l’omerta à l’occasion du 61ième anniversaire de l’accession de la RDC à l’indépendance. Lui, c’est le Sénateur Rolly Lelo Nzazi, élu de la Circonscription du Kongo Central et Président de la Fondation qui porte son nom. Au cours d’une interview qu’il a accordée aux fins limiers de La Prospérité, il a passé au peigne fin le contexte économique du pays qui s’avère catastrophique, avant d’inviter tous les fils et filles du Congo à se battre pour conquérir définitivement l’indépendance économique devant permettre à la RDC de n’est plus être totalement dépendante de l’extérieur.  «On doit se battre pour accéder à l’indépendance économique », lâche-t-il avec un air très convaincant.

*C’est avec succès que s’est poursuivie, à Goma, dans la matinée du jeudi 1er  juillet 2021, la tournée de sensibilisation et d’accompagnement des jeunes entrepreneurs congolais sur l’Entrepreneuriat. Maître Eustache Muhanzi a indiqué, à l’occasion, que cette vision s’inscrit dans la droite ligne de la mise en place du programme national d'accompagnement des entreprises du Congo. C’est dans cette même optique, a-t-il fait savoir, que le Gouvernement vient à travers le projet " Rigide" instaurer une formation sur l'entrepreneuriat dans le cursus scolaire.

Comité d’Orientation de la Réforme des Finances Publiques «COREF»

PROJET DE RENFORCEMENT DE LA REDEVABILITE ET DE LA GESTION DES FINANCES PUBLIQUES «PROFIT- CONGO»

AVIS D’ATTRIBUTION DU MARCHE

« SELECTION D’UN CONSULTANT INDIVIDUEL POUR PRODUIRE L’EDIT -TYPE PORTANT REDDITION DES COMPTES EN PROVINCES »

AMI N°020/PROFIT-CONGO/CN/PM/03/2021

A l’issue des analyses et évaluations des différentes manifestations d’intérêt reçues pour la mission susvisée, j’ai l’honneur de vous informer que Monsieur MAVUELA MA KITAYI JOSEPH a été retenu comme consultant chargé de produire l’Edit-Type portant Reddition des Comptes en Provinces.

Je vous remercie de l’intérêt que vous avez porté à cet avis à manifestation d’intérêt.

Fait à Kinshasa, le 26/05/2021

Godefroid MISENGA MILABYO

Coordonnateur National

Le sommet virtuel sur le climat du président américain Joe Biden qui aura lieu du 22 au 23 avril 2021 est l’une des meilleures occasions à travers laquelle le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo peut faire ramener des milliards à la RDC. Dans un mémo adressé au Chef de l’Etat à l’occasion de ce sommet, Marcel Mavinga, coordonnateur de l’ONG «Action pour la Sauvegarde de l’Environnement et le Développement», ASED, propose au 1er citoyen le service écologique des tourbières de la cuvette centrale qui pourraient faire capter des milliards au bénéfice du pays.

 

Ce sommet qui va réunir 40 dirigeants mondiaux dont 5 en Afrique va, selon Marcel Mavinga, offrir à la RDC (invitée) la possibilité d’avoir des milliards si et seulement si le Président de la République mettait en exergue les tourbières de la cuvette centrale. Le président de l’ASED  fait des suggestions à travers un plan que peut considérer le président Tshisekedi pour que le système écologique congolais soit une grande source de revenu pour le développement du pays.

Selon cet environnementaliste de renommée, la participation de la RDC  au sommet virtuel sur le climat organisé par le président américain Joe Biden est très capitale. C’est un avantage pour la RDC de présenter le service écologique de ses forêts représentant le 2ème poumon de la planète, mais surtout parler des tourbières de la cuvette centrale susceptibles de capter de milliards de dollars  au bénéfice du pays.

Marcel Mavinga indique que la volonté politique du chef de l’Etat en matière de lutte contre le changement climatique est un signal fort. Pour lui, c’est une illustration que la RDC est prête à participer aux rendez-vous du donner et du recevoir dans les négociations climatiques. «L’implication des USA et l’acceptation de la Chine de coopérer dans ce domaine, augure un lendemain meilleur», précise-t-il. A cet effet, il se dit très disponible lui et son ONG ASED pour mettre leur expertise au service de la Nation en vue du redressement avec simplement les tourbières de la cuvette centrale.

Dans son mémo, Marcel Mavinga explique qu’une tourbière est avant tout une zone humide où s’accumulent d'importantes quantités de matières végétale et animale. Celles-ci, après une décomposition très lente et très incomplète forment la tourbe. La vitesse d’accumulation de la tourbe varie de 5 à 10 cm par siècle; autant dire que ce n’est pas une ressource renouvelable.

La mise en place d’un task force finance climatique comme suggestion

Dans l’optique de fédérer des efforts du Chef de l’Etat, des Ministères de l’Environnement & Développement Durable, du Plan, de la Coopération Internationale et des partenaires, et ainsi capter les fonds dans l’architecture climatique internationale, le coordonnateur de l’ASED indique qu’il serait nécessaire de mettre sur pieds un “TASK FORCE FINANCE CLIMATIQUE”. Ce task sera chargé notamment, de mobilisation et suivi des initiatives de compensation; de création d’une cartographie de la finance climatique internationale; d’accompagnement des mécanismes de finance climatique existant en RDC; etc.

Enfin, Marcel Mavinga invite les deux présidents des Congo Kinshasa et Brazzaville de mener conjointement un plaidoyer afin de persuader la communauté internationale de la nécessité de compenser le service écologique des tourbières, outre celui des forêts du Bassin du Congo. Cette compensation assurera à coup sûr la pérennité de ces tourbières et la séquestration de la pollution mondiale. Par ailleurs, Marcel Mavinga reste très disponible pour tout coup de main au gouvernement à travers les services écologiques.

Gilbert Mulumba

Outre les tensions avec Kigali et la présidentielle de 2023, le secrétaire d’État américain a discuté partenariats économiques stratégiques, appui au commerce et investissements avec les autorités congolaises. Après l’Afrique du Sud, Antony Blinken était à Kinshasa ces 9 et 10 août pour la deuxième étape de sa tournée africaine qui l’a ensuite conduit au Rwanda. Principal objectif de son escale congolaise ? Consolider les liens établis avec ce pays depuis les années 1960, alors que le rival chinois y est bien implanté et que l’influence russe se renforce un peu partout sur le continent.

Il faut dire que les intérêts économiques y sont nombreux, notamment à cause des mines de cobalt, de coltan ou de cuivre, qui demandent des investissements et un appui commercial stratégique. En un peu moins de 48 heures, Antony Blinken a eu l’occasion de rencontrer le président Félix Tshisekedi, mais aussi plusieurs responsables du gouvernement et des membres de la société civile. Même si les discussions sont notamment portées sur le conflit opposant Kinshasa à Kigali autour de la question des M23, plusieurs sujets économiques ont été abordés.
D’après la déclaration officielle du chef de la diplomatie congolaise Christophe Lutundula, les finances et l’économie, et plus précisément le programme d’investissements étrangers, l’exploitation des ressources naturelles et le développement des industries, ont été longuement abordés.
De son côté, Antony Blinken a précisé que les États-Unis sont «conscients des défis économiques à court terme auxquels le Congo est confronté», et que les deux pays ont « convenu de collaborer à la mise en place d’un groupe de travail officiel pour aider les Congolais à adopter une approche équilibrée de l’exploitation responsable des ressources du pays, ce qui contribuera à la croissance économique de la RDC et à la création d’emplois ».
Après les mines, la RDC veut faire le ménage dans ses forêts
L’accent a été spécialement mis sur la préservation des écosystèmes : le secrétaire d’État a rappelé que lors de la COP26, plusieurs pays ont annoncé la mise à disposition de 1,5 milliard de dollars pour soutenir la forêt du bassin du Congo. Il a redit l’inquiétude des États-Unis sur la mise aux enchères de lots d’exploration pétrolière et gazière : « Certains de ces blocs empiètent sur des zones sensibles de forêts tropicales et de tourbières, notamment dans le parc national des Virunga et le parc national de la Salonga», a-t-il indiqué, tout en admettant le manque de moyens au sein du pays : «La RDC a besoin de ressources, d’un soutien et d’un financement supplémentaires avant de faire ce qui est nécessaire pour protéger pleinement la forêt tropicale et les tourbières déjà soumises à un défi énorme, indépendamment de toute exploration ou exploitation énergétique».
Antony Blinken a souligné l’importance d’une meilleure gestion des projets miniers : «Nous continuerons à travailler ensemble pour garantir
que les investissements en RDC soutiennent les meilleures pratiques, que les entreprises s’engagent dans la protection de l’environnement,
de droits du travail, de bonne gouvernance et de transparence, et non dans une course qui finira par nuire aux travailleurs et à l’environnement, tout en engendrant des conflits armés».

Au cours des 20 dernières années, les États-Unis ont alloué 1,7 milliard de dollars d’aides à la RDC pour contribuer au développement de son
système sanitaire. En ce qui concerne les domaines de la transparence lors des scrutins électoraux, de l’éducation civique et citoyenne, les
États-Unis ont engagé plus de 23,75 millions de dollars. En juillet dernier, l‘Agence des États-Unis pour le développement international
(USAID) a annoncé qu’elle financera l’observation des prochaines élections à hauteur de 2 millions de dollars, puis en août, cette même agence a fourni 10 millions de dollars supplémentaires pour contribuer à l’organisation d’élections pacifiques et transparentes en 2023.
En collaboration avec le Congrès, l’administration Biden prévoit également d’investir 37 millions de dollars dans l’accès aux engrais, à la sécurité sociale et aux programmes de nutrition, notamment pour les enfants de moins de cinq ans. En parallèle, le département d’État a engagé 6 millions de dollars supplémentaires pour aider la RDC à améliorer son système de justice pénale pour lutter contre la corruption et le trafic de ressources minérales et d’espèces sauvages.
Coopération économique timide
En Afrique, la compétition économique entre les puissances étrangères fait rage et l‘engagement des États-Unis est encore timide sur le
continent, notamment en RDC. D’après les dernières données de la Maison Blanche, les investissements directs étrangers (IDE) des États-Unis
vers Kinshasa s’élevaient à 86 millions de dollars en 2019, en augmentation de 7,5 % par rapport à 2018.

En 2019, les exportations de biens américains vers la RDC se sont élevées à 1,37 milliards de dollars. En comparaison, les exportations chinoises vers la RDC étaient de 2,13 milliards, et de 143 millions de dollars pour la Russie. Les importations américaines totales de produits agricoles en provenance du Congo-Kinshasa ont atteint 30 millions de dollars en 2020. Il s’agissait principalement de fèves de cacao, de café non torréfié, d’huiles essentielles et d’épices. D’après les discours des représentants congolais et américains, les opportunités d’échange économiques demeurent nombreuses.
Climat des affaires
Selon l’agence de notation financière Bloomfield, la RDC fait partie des pays où l’investissement présente des « risques modérés » (BBB).Mais les agences de notation internationales, comme Standard and Poor’s, ont choisi la note CCC à cause d’une dette publique élevée, d’indicateurs de gouvernance faibles, d’une forte dépendance au pétrole et d’une gestion insatisfaisante des finances publiques avec un historique récent de défauts de paiement.
Pourtant, d’après la fiche pays de la RDC rédigée par l’exécutif américain, « le secteur de l’énergie présente un grand potentiel, notamment
dans les sources renouvelables telles que l’hydroélectricité et le solaire. […] Compte tenu de l’ampleur des besoins, il existe d’importantes
opportunités commerciales dans les secteurs de l’aviation, de la route, du rail, du transport maritime et des ports».
Des propos toutefois nuancés par les nombreux défis auxquels le pays doit faire face, « des infrastructures médiocres, un système fiscal
arbitraire et une bureaucratie faible et corrompue. La pandémie de Covid-19 a entravé la croissance et a aggravé la sécurité alimentaire du
pays. Les groupes armés restent actifs dans le Nord et Sud-Kivu», peut-on lire, aussi, dans ce rapport.
JA

 Selon le récit dépeint par les organisations internationales et approuvé par les Congolais à l’intérieur et à l’extérieur du pays, les principaux défis auxquels sont confrontés les investissements et l’entrepreneuriat en RDC sont la médiocrité des infrastructures, un système fiscal arbitraire et une bureaucratie corrompue. Pour ce faire, les gouvernements successifs lancent de grands projets de désenclavement de ce sous-continent et promettent des efforts accrus contre la corruption et une meilleure collecte des recettes. Mis à part les scandales qui en ont résulté, ce sont des réponses faciles à des questions qui abordent superficiellement le problème fondamental.

On pourrait en déduire une contradiction scandaleuse dans la ferme croyance en un avenir meilleur pour la RDC et un appel solennel aux nationaux et étrangers sincères à ne pas investir, dans l’immédiat, dans mon cher pays d’origine. C’est plutôt avec un sens patriotique et des frustrations aiguës et sans ressentiment que ce plaidoyer rationnel est mené.

Après avoir fait face à une longue liste de caprices bureaucratiques ostentatoires et ridicules en essayant d’investir et de créer des entreprises en RDC, avec une préoccupation moderne, on conclut qu’il vaut mieux commencer dans l’espace alors que la politique et la réglementation n’existent pratiquement que dans une zone où les garde-fous et les évêques sont déjà en place. L’écosystème des médias télévisuels en est malheureusement une bonne illustration.

Potentiel des médias télévisuels

Les médias sont au cœur du développement équitable. Ils peuvent révéler la corruption. Ils peuvent surveiller les politiques publiques en faisant la lumière sur l’action gouvernementale. Ils permettent aux gens d’exprimer diverses opinions sur la gouvernance et la réforme, et aident à établir un consensus public pour apporter des changements.

La télévision est considérée comme l’un des médias de masse les plus importants et les plus influents car elle a eu un grand effet sur l’audience. Fondamentalement, elle existe pour éclairer et divertir le public. Elle tend un miroir à nos vies, soit directement à travers l’actualité et l’actualité, soit indirectement à travers la comédie ou le drame, et nous permet de sortir de notre existence dans des mondes différents du nôtre.

En RDC, d’une part, il est attristant de voir des Congolais s’asphyxier financièrement ou étrangler les autres pour s’offrir un bouquet télévisé appartenant à des étrangers afin d’avoir un meilleur contenu pour se nourrir la tête et divertir leurs familles. Du coup, ils deviennent esclaves des fantasmes des autres qui n’ont rien à voir avec leur réalité et leurs défis.

En revanche, un plateau de télévision devient super solitaire et vide lorsque le dialogue est entraîné dans le domaine de l’économie politique pour aborder de vrais problèmes citoyens comme le chômage et les salaires ou analyser la feuille de route du gouvernement.

Ma motivation 

L’économie a une grande importance dans la vie humaine. La télévision peut améliorer l’efficacité de l’économie en fournissant aux acteurs des informations plus nombreuses et de meilleure qualité pour prendre des décisions et en améliorant la stabilité. Elle catalyse des changements positifs dans la société en fournissant des informations qui influencent l’opinion publique. Elle aide les marchés à mieux fonctionner.

La culture financière des classes sociales économiquement les plus faibles est l’épine dorsale de l’inclusion financière.

Comme l’audiovisuel public est accessible à tous, la télévision frôle l’analphabétisme. Elle peut être utilisée pour préparer une bonne communication pour le développement de la société ou la mise en œuvre dans le secteur du développement. Il y a lieu de présenter un point de vue vivant sans embrasser futilement aux théories économiques comme la présentation des nombres mathématiques, au lieu de cela il y aura de dialogues et informations sur des problèmes réels et pertinents.

C’est ainsi que pour des raisons égoïstes d’économiser de l’argent et du temps au lieu d’organiser des conférences dans toutes les universités de ce sous-continent pour décoloniser et désenclaver l’état d’esprit des jeunes âmes et démystifier les idées et les notions comme le vrai problème de notre économie c’est qu’elle est extravertie (Suisse et Chine aussi, mais ils s’en sortent très bien économiquement), ou mettre en avant des gens qui peuvent discuter d’aspects du développement comme le salaire minimum, le chômage, la retraite, et l’exceptionnalisme économique de la RDC que j’ai lancé au début de 2019 une croisade pour avoir une chaîne de télévision « NBS Channel » qui mettra l’accent sur l’économie et la nouvelle technologie.

Tour de montagnes russes

En 2019, la RDC était déjà en pleine migration de l’analogique vers le numérique. Pour vous installer en tant que chaîne de télévision ou éditeur de programmes, vous devez obtenir le « ok » puis l’avis favorable du Ministère de la Communication et des Médias, celui du Comité National pour la Migration vers la Télévision Numérique Terrestre « TNT » , l’Office National du Réseau de Communication Terrestre « RENATELSAT », le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication « CSAC », l’Agence Nationale de Renseignement « ANR », il y a les va et viens pour les documents au secrétariat général du Ministère de la Communication et des Médias et  puis,  15.000 dollars, en plus de l’hémorragie financière tout au long du parcours, à la DGRAD.

Tout au long du processus, ni un plan d’affaires ni une présentation n’ont été requis ou même des documents dignes d’être lus par mon avocat sont entrés en jeu. Tout était question d’argent et de tolérance d’être la proie.

Mi-2019, j’avais tous les papiers et j’ai effectué le premier paiement à la DGRAD. On m’a dit que NBS Channel se connecterait très bientôt au distributeur numérique public. L’équipement a été acheté des Etats-Unis et de la Chine puis expédié à Kinshasa. Des présentateurs et des producteurs ont été embauchés, même deux blancs pour réciproquer les chaines étrangères qui embauchent les congolais. Des amis universitaires à l’étranger et des personnes désireuses de participer à travers tout le pays ainsi que des sponsors faisaient la queue. Puis tout s’est écrasé et le cauchemar a commencé.

Goulots 

Tout blocage ou revers qui retarde vos processus métier peut être considéré comme un goulot d’étranglement, ce qui, dans une entreprise, fait référence à des zones de congestion au sein d’un système de production résultant d’une augmentation des charges de travail.

Malheureusement, en RDC, ce sont des individus ou devrais-je dire des bandits mandatés en quelque sorte à rançonner des clients, des contribuables, des investisseurs ou des entrepreneurs pour le boss ou tout le système. Ils sont partout dans les institutions publiques. Tout le monde dans le système les connaît, ils rigolent même quand on mentionne leur nom.

Rencontre avec l’ancien Ministre de la Communication et des Médias, la « TNT », le « RENATELSAT », le « CSCA », l’« ANR », tout comme la « DGRAD », tous manifestant un profond sentiment d’inquiétude mais rien n’a changé. Frapper à l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements « ANAPI », au PALU ou au ministère de justice était une autre leçon choquante car ils étaient tous impuissants.

Au-delà des dysfonctionnements ignobles des services de l’Etat dans lesquels ces brigands prospèrent et nourrissent leur sens du droit, il y a une question plus fondamentale négligée de tous qui reste à réévaluer car étant à la base de ce drame : le rôle de l’État dans notre économie.

Hanté par le fantôme de Léopold II 

Les présupposés faux du rôle que l’Etat dans l’économie sont les facteurs clés dans la création d’un écosystème propice à toutes sortes de méfaits tels que les détournements de fonds publics et les rançons des commerçants, des entrepreneurs et des investisseurs par les fonctionnaires et les acteurs politiques.

L’obsession de l’idée que l’augmentation du budget de l’Etat prime sur les revenus des citoyens est à la fois folle et économiquement suicidaire.

Petit à petit après l’Independence, l’Etat s’est en effet substitué à la métropole coloniale. Comme en RDC on ne fait pas de politique mais plutôt on fait la débrouillardise par la voie de la politique, au point qu’un législateur ne comprend pas sa prérogative de se battre pour inclure des projets comme l’école et l’hôpital de sa circonscription dans le budget national au lieu de le prendre de sa propre poche, rendant l’esprit de ces acteurs transactionnel plutôt que stratégique. De fait, il n’est pas étonnant que des êtres aux motivations primitives, les goulots, aient beaucoup de pouvoir et d’estime.

Cet état de fait a un certain parallèle tragique pendant l’État indépendant du Congo, comme les Congolais qui ont été choisis par les colons pour couper les mains d’autres indigènes qui n’ont pas respecté les quotas fiscaux de Léopold II. Par contre, ce qui est à la fois sordide et une culture toxique pour le développement d’une nation, ce que quiconque me sonde sur le lancement de la chaîne me demande si je n’ai pas proposé le bon montant pour le pot-de-vin, étant un droit en dessous.

Par-dessus tout

Les principales fonctions de l’État sont de fournir un cadre juridique et infrastructurel propice aux entreprises commerciales et aux citoyens de s’enrichir. Différents arguments existent quant à la fonction nécessaire et appropriée de l’État dans une économie capitaliste telle que la RDC. Les partisans du laissez-faire privilégiant un État limité à la fourniture de biens publics et à la sauvegarde des droits de propriété privée. Les partisans de l’interventionnisme soulignent l’importance de la régulation, de l’intervention et de la stabilisation macroéconomiques pour créer un environnement propice à l’accumulation du capital et des affaires. En tout cas, c’est le peuple d’abord, et après l’Etat.

Tout au long du processus, j’ai rencontré des experts charmants et impuissants, et parfois je ne pouvais pas faire la différence entre l’incompétence et l’incompétence des autres. J’ai eu la chance d’apprendre la capacité d’être humain malgré le salaire misérable des fonctionnaires et j’ai été dégoûté par l’affirmation « les loups ne se mangent pas ». La mission est de refléter la situation économique de la RDC et du monde en introduisant une vision approfondie pour ceux qui s’intéressent à l’économie et les décideurs en plus des porteurs de projets, des investisseurs et des diverses classes économiques.

Jeune-turc

Un dirigeant politique ou une personne occupant un poste au sein du gouvernement devrait se préoccuper de son héritage, des réalisations historiquement importantes de son mandat.

Un principe idéologique qui a bien plus de politique économique que de simples implications politiques se situe à la jonction du parti dont le ministre de la Communication et des Médias Patrick Muyaya Katembwe est issu, le Parti lumumbiste unifié « PALU », et du parti du président Felix Tshisekedi, l’Union pour la démocratie et le progrès social « UDPS » ; « le peuple d’abord », et j’y ajouterai « les poches de l’Etat ensuite ».

Rien qu’à Kinshasa, sur les 200 chaînes connectées au distributeur numérique public, près de la moitié n’ont aucune autorisation ou avis favorable, même de l’« ANR », et moins de 10% ont tous les avis favorables comme NBS Channel. Comment cela a-t-il pu arriver ? Plus que cela, comment pourrait-il encore être toléré après 2 ans de promesses de nettoyer le système ? Pourquoi les mêmes personnes qui ont été utilisées pour créer le désordre tiennent-elles le balai ? Pourquoi parle-t-on d’un nouveau frais qui s’ajoute aux 15.000  USD  alors que le service n’est pas encore rendu ?

Le ministre Muyaya, en plus d’être issu du monde des médias, a été plébiscité comme ayant un esprit et des aspirations modernes. Il tient entre ses mains ce qui est la clé de l’expansion et de la croissance des secteurs essentiels au développement de la RDC tels que le tourisme, l’éducation, l’innovation et surtout l’alphabétisation économique. Va-t-il un jour se décider de se démarquer et de réparer le gâchis de ses deux récents prédécesseurs, l’un qui a choisi d’être tristement infâme et l’autre historiquement non pertinent.

Jusque-là, la liste des questions et énigmes ne cesse de s’allonger et d’ici là se transformera progressivement en doute.

 Jo M. Sekimonyo

Auteur, théoricien, militant des droits de l’homme et économiste politique

 

Pour le seul mois de juin 2022, la Direction Générale des Impôts (DGI)  a mobilisé 508,2 milliards CDF, soit 125% sur les prévisions de 405,5milliards CDF. Avec ce score, elle se place en tête des régies financières, suivie de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) qui a mobilisé 304,2 milliards de CDF, soit 82% sur les prévisions de 370,7 milliards de CDF, et la Direction Générale des Recettes Administratives, Domaniales, Judiciaires et de Participation (DGRAD) qui a collecté 274,9 milliards de CDF, soit 102% de ses prévisions arrêtées à 270,3 milliards de CDF.

A en croire les statistiques, plus de 1.087 milliards de CDF ont été mobilisés  sur des prévisions des recettes budgétaires arrêtées à 1.047 milliards de CDF, soit un taux de réalisation de 104%.

Le cumul des recettes au premier semestre 2022 représente un total de 9.699,1 milliards de CDF, un taux de réalisation de 66% par rapport aux prévisions annuelles fixées à 14.790,7 milliards de CDF.

Comparées aux recettes réalisées lors du premier semestre 2021 qui étaient de 5.402,4 milliards de CDF, il se dégage un écart positif de 4.315,1 milliards de CDF (plus de 2,150 milliards USD), soit une augmentation de 80%.

Il faut noter que, cette situation permet de consolider ainsi la tendance haussière des recettes déclenchée depuis avril 2021.

En ce qui concerne les dépenses, les chiffres provisoires indiquent  que pour le mois de juin 2022, un total de 2.057,1 milliards de CDF contre 8.781,4 milliards de CDF en cumul annuel.

Plusieurs facteurs contraignants ont justifié cette pression sur le Trésor Public.

Tout récemment, le  Ministre des Finances, Nicolas Kazadi, a annoncé la reprise de l’appui budgétaire avec la Banque Mondiale qui vient d’accorder à notre pays 250 millions USD, 17 ans après le dernier appui de cette nature.

La Pros.

La pandémie de Covid-19 continue d’avoir un impact sévère sur la République Démocratique du Congo (RDC), un état fragile avec des crises sanitaires et sécuritaires récurrentes, une forte volatilité macroéconomique et des institutions faibles. Le Conseil d’administration du FMI a approuvé un accord au titre de la FEC de 1.006 millions de DTS (environ 1,52 milliards EU) pour la RDC. L’approbation de l’accord au titre de la FEC permet le décaissement immédiat d’environ 216,9 millions de dollars EU pour renforcer les réserves internationales. L'enveloppe financière de trois ans soutiendra un programme de réformes structurelles ambitieux visant à promouvoir une croissance économique durable en intensifiant la mobilisation des recettes intérieures, améliorant la gouvernance et renforçant la politique monétaire.

Le Conseil d'administration du Fonds Monétaire International (FMI) a approuvé un accord triennal au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) pour la République Démocratique du Congo (RDC) d'un montant équivalent à 1.066 millions de DTS (100% de la quote-part ou environ 1,52 milliard de dollars américains). L'accord au titre de la FEC soutiendra le programme de réforme à moyen terme des autorités visant à maintenir la stabilité macro-économique, à accroître la marge de manœuvre budgétaire et à promouvoir une croissance économique durable et menée par le secteur privé. L'approbation de l'accord au titre de la FEC permet le décaissement immédiat d'environ 216,9 millions de dollars américains pour renforcer les réserves internationales. Cela fait suite au soutien d'urgence du Fonds à la RDC au titre de la facilité de crédit rapide (FCR) en décembre 2019, et en avril 2020 (en soutien budgétaire), pour un total de 533 millions de DTS (50% de la quote-part ou 731,7 millions de dollars américains, voir les communiqués de presse n°19/465 et 20/182). L'activité économique a fortement ralenti en 2020 à cause de la COVID-19. Le poids de la pandémie a été particulièrement ressenti dans l'économie hors mines, entraînant une contraction du PIB hors industries extractives de 1,3% en 2020. La faiblesse des recettes et l'augmentation des dépenses liées à la pandémie et à l'initiative de gratuité de l'enseignement ont entraîné un déficit budgétaire important. L'inflation a grimpé en flèche, alimentée par une dépréciation rapide du taux de change, et les réserves de change officielles brutes ont diminué sous le seuil de deux semaines d'importations. Un récent resserrement des politiques et une bonne performance du secteur minier soutiennent la stabilisation macroéconomique en cours, mais les perspectives économiques à court terme restent incertaines et dépendent de l'évolution de la pandémie ainsi que d'un environnement politique stable.

Le gouvernement de la RDC a élaboré un programme de réformes structurelles ambitieux, mais réaliste, visant à promouvoir une croissance économique robuste et durable. L'arrangement au titre de la FEC se concentrera sur trois domaines clés : (i) l'intensification de la mobilisation des recettes intérieures afin d'accroître la marge de manœuvre budgétaire pour les infrastructures et les dépenses sociales ; (ii) le renforcement de la gouvernance, notamment la gestion des ressources naturelles et la transparence ; et (iii) le renforcement du cadre de la politique monétaire et de l'indépendance de la banque centrale. L'accord au titre de la FEC devrait catalyser le soutien au budget et aux partenaires extérieurs.

A l'issue des débats du Conseil d'administration, M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim, a fait la déclaration suivante : « L'économie congolaise a été durement touchée par la pandémie de Covid-19 et se redresse en partie en raison des prix élevés des minéraux. Les autorités ont demandé un nouvel accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) pour répondre aux besoins prolongés de la balance des paiements et pour soutenir des réformes visant à maintenir la stabilité macroéconomique, à accroître la marge de manœuvre budgétaire, à garantir la viabilité de la dette et à promouvoir une croissance économique durable et menée par le secteur privé. L'accord FEC devrait catalyser le financement de partenaires externes.

Les autorités se sont engagées à créer une marge de manœuvre budgétaire pour répondre aux besoins d'infrastructure et sociaux tout en maintenant un risque modéré de surendettement. Les mesures visent à renforcer la mobilisation des recettes intérieures grâce à une TVA fonctionnant correctement, à la rationalisation des charges non fiscales et parafiscales, à l'uniformisation des dépenses fiscales et à la modernisation de l’administration des recettes. La discipline budgétaire devrait permettre d'augmenter les dépenses sociales, et éviter l'octroi d'avances par la BCC. Donner la priorité au financement concessionnel et à l'allégement dans le cadre de l'Initiative de suspension du service de la dette devrait favoriser la viabilité de la dette.

Les politiques macroéconomiques visent à juste titre au maintien d'une inflation faible et stable. Parmi les mesures importantes, notons la modernisation du cadre de politique monétaire et le renforcement de la situation financière, de la gouvernance et de l'indépendance de la banque centrale. Des mesures sont prises pour améliorer le cadre de supervision fondé sur les risques et la surveillance des banques. L'objectif des autorités est d'augmenter les réserves de change tout en permettant au taux de change d'agir comme amortisseur. Le renforcement de la gouvernance, y compris la gestion et la transparence dans le secteur des ressources naturelles, reste crucial pour soutenir la croissance menée par le secteur privé.

Les autorités ont fait des progrès dans la publication des contrats miniers et sur les dépenses liées à la Covid-19. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour améliorer le cadre de LBC/FT afin de répondre aux normes mondiales et des mesures pour renforcer la résilience aux changements climatiques seraient bienvenues».

WASHINGTON, LE 15 JUILLET 2021

DEPARTEMENT DE LA COMMUNICATION

Ce lundi 19 juillet 2021, le Ministre des Finances Nicolas KAZADI a reçu en audience dans son cabinet, le Représentant Résident du FMI en RDC, Gabriel Leost, venu annoncer officiellement la conclusion du programme économique formel entre la République Démocratique du Congo et le Fonds Monétaire International (FMI).  

En effet, la conclusion de ce programme fait suite à son approbation par le Conseil d'administration du FMI le 15 juillet 2021. Ce programme triennal au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI est le programme formel conclu avec la République Démocratique du Congo depuis celui interrompu en 2012, et constitue le couronnement des efforts déployés par le Gouvernement de l'Union Sacrée de la Nation investi en mai 2021, sous la direction du Président de la République, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO.  

Ce programme, qui s'inscrit dans les priorités du Gouvernement, vise à maintenir la stabilité macroéconomique et à placer la RDC sur la voie d'une croissance durable et inclusive, axée sur l'amélioration du capital physique et humain et sur une gouvernance solide. En effet, les réformes à moyen terme attendues du Gouvernement porteront principalement sur l'accroissement de la mobilisation des recettes intérieures, la promotion des investissements, notamment du secteur privé, pour favoriser une croissance durable et créatrice d'emplois, l'amélioration de la gouvernance et le renforcement du cadre de la politique monétaire.

Au titre de ce programme triennal allant de 2021 à 2024, la RDC bénéficiera d’une enveloppe globale de 1,52 milliards USD, dont le premier décaissement immédiat de 216,9 millions USD interviendra après approbation par le Conseil d'administration du FMI. Ces ressources, qui soutiennent la balance des paiements, permettront d'augmenter le niveau des réserves internationales, en vue de réduire la vulnérabilité extérieure et de renforcer la stabilité macroéconomique.  

Ainsi, la conclusion de ce programme avec le FMI constitue une opportunité pour le pays, dans un contexte de crise sanitaire due à la COVID-19, d'intensifier ses relations avec d’autres partenaires financiers, mobilisant ainsi davantage de ressources extérieures pour le financement du développement.  

Pour le reste, l’argentier national Nicolas KAZADI exprime, au nom du Gouvernement, sa gratitude aux membres du Conseil d’Administration du FMI, à l’équipe de mission ainsi qu’aux experts nationaux, et les félicite pour la promptitude dans la conduite harmonieuse des discussions. Il exprime le souhait d’une mise en œuvre satisfaisante de ce programme économique conclu avec le FMI afin de permettre à la RDC, cette fois ci, d'en assurer le succès.

Monday, 19th July 2021, Kinshasa, Democratic Republic of Congo. On Monday, July 19th, 2021, The Minister of Finance, Nicolas Kazadi and Gabriel Leost, the Resident Representative of the IMF in the DRC met to officially announce and bring to conclusion the formal economic program between the DRC and the International Monetary Fund (IMF).

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