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Sensibilisateur et assistant social au Programme Multisectoriel des Vulgarisation et Sensibilisations (PMVS) et à l'Association Mère et Enfant pour la Santé en Afrique (AMESA).

Né dans le Sud-Kivu, jeune artiste dessinateur, peintre, aquarelliste inné et génie créateur, membre de l'Institut français de Bukavu halle de grands lacs et de la Corporation Nationale des Artistes Peintres de la République Démocratique du Congo (CNAP/RDC/ASBL).

Membre des Jeunes Artistes d'Avenir.

Lukogo Kubihamushizi Bruno

(Bruno Moses art)

*‘’La DYSOC soutient, une fois de plus, qu’il est plus qu’urgent que les acteurs politiques se mettent autour d’une table pour dégager un consensus autour des questions existentielles qui se posent dans notre pays en vue de favoriser la cohésion nationale en péril’’, soutient Jean-Pierre Lisanga Bonganga, dans un communiqué.

Lire la suite : Affaire CENI / RDC : la Dysoc exige un large  consensus au niveau de la Classe politique

Il ne faudrait pas amener une bonne partie du peuple congolais, surtout celle  devenue majeure après 1965, de croire que les élections au Congo n'ont été organisées que par une institution dite citoyenne depuis l'accession du pays à l'Indépendance.

A l'exception des échéances tenues sous le Mpr et Mpr Parti-Etat entre 1967 et 1984, il y a eu celles de 1965 issues de la conférence de Luluabourg.

Réellement démocratiques, ces élections avaient été organisées par le ministère de l'intérieur, exactement comme cela se fait en Occident.

Première leçon à tirer alors à ce stade : de 1960 à 2004, le Congo n'a connu ni CEI (Commission électorale indépendante), ni Céni (Commission électorale nationale indépendante). 

C'est dans la foulée des conférences nationales souveraines en Afrique qu'un esprit - on ne sait plus très s'il était avisé ou mal avisé - avait eu l'initiative de confier la charge du processus électoral à la société civile, au motif d'être apolitique. 

Et comme la tropicalisation est dans l'ADN des Congolais, au sortir du Dialogue intercongolais de Sun City, on a cru trouver la panacée en réservant aux confessions religieuses  l'exclusivité de la désignation du président (ou de la présidente) de la centrale électorale.

En dehors cependant de la CEI dirigée par le prélat Apollinaire Malumalu boudé d'ailleurs par sa confession d'appartenance (Eglise catholique romaine), c'est le pasteur Daniel Ngoy  Mulunda et le laïc Corneille Nangaa, tous les deux d'obédience protestante, qui ont managé la Céni dans une ambiance de remise en cause  permanente  entretenue par la Cenco.

Au-delà des considérations ethno-tribales ou " géopolitiques " à la congolaise, on est en butte à la même constante : la contestation. Ainsi : 

- quand on élabore l'une ou l'autre des lois dites électorales, on conteste;

- quand on met sur pied le Bureau de la Centrale électorale, on conteste;

- quand on élabore le budget d'un cycle électoral, on conteste;

- quand on publie le calendrier électoral, on conteste; 

- quand on se procure les équipements électoraux, on conteste,

- quand on réalise les opérations d'identification et d'enrôlement des électeurs, on conteste;

- quand on publie les listes électorales, on conteste;

- quand on lance la campagne électorale, on conteste;

- quand on publie les résultats provisoires, on conteste; 

- quand on publie les résultats définitifs, on conteste, et 

- même quand on organise l'investiture du président élu, on conteste. 

Bref, on est de plain-pied dans la systématisation de la contestation.

Il est vrai que dans tous les pays démocratiques, il n'y a jamais eu d'élections sans bouderie. 

Mais, l'exception congolaise agace. 

En voulant se positionner malheureusement aux premières loges (celles de la décision au même titre que les institutions de la République), l'Eglise congolaise (toutes confessions religieuses confondues) porte une responsabilité énorme dans ce qui (nous arrive).

Et pour cause !

Dans les pays occidentaux, la société civile (confessions religieuses comprises) ne joue aucun rôle dans l'organisation matérielle des élections. 

Par contre, dans nos pays - le nôtre entre autres - la société civile se croit pouvoir organisateur des élections. Et encore, réputée politisée, elle ne s'embarrasse pas de prendre position en faveur de tel camp politique, donc au détriment de tel autre camp. 

En témoigne, le " geste 4 doigts " !

La Constitution de la République consacre pourtant à son article 1 la laïcité de l'Etat et, avec elle, la Démocratie ayant a pour épine dorsale l'élection. 

Lorsque l'élection est en quelque sorte " prise en charge " par l'Eglise,  c'est la laïcité qui en prend un coup.

En toute logique, on ne devrait pas s'étonner de tous les couacs qui surgissent au point de bloquer la machine. 

Aussi, au pays des néologismes, pendant que discours est à la dépolitisation*de la Céni, on serait plutôt complet en préconisant la " de-religionnalisation " de la Centrale électorale. 

La réflexion à laquelle nous devrions tous être associés en tant que Citoyens du pays est celle de nous demander pourquoi nous adoptons facilement *TOUT* ce que font les Occidentaux (société modèle) en matière de sécurité publique, de justice, de macro-économie, voire de cuisine, mais nous cherchons à réinventer la roue dès qu'il s'agit de démocratie, particulièrement de son instrument de régulation qu'est le processus électoral !

En d'autres termes, pourquoi continuer à nous en tenir à une formule (implication de l'Eglise dans la désignation du président ou de la présidente de la Ceni) qui empoisonne notre existence en tant qu'Etat alors qu'elle ne nous réussit pas depuis les cycles électoraux précédents et piège déjà celui en cours.

En d'autres termes encore, pourquoi ne pas revenir à la formule qui avait fait ses preuves en 1965 puisqu'elle continue de le faire dans des démocraties occidentales.

En d'autres termes également, pourquoi devrons-nous nous considérer comme un État moderne si nous persistons à nous révéler incapables d'organiser de bonnes élections par la voie soit du ministère de l'Intérieur, soit  de la Commission électorale !

Un pays, un Etat, ça se mérite...

Omer Nsongo die Lema

die@_lema 

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Le Trace Congo et l'OPEC (Office de Promotion des petites et moyennes Entreprises Congolaises) ont signé un protocole d'accord de collaboration dans le cadre de la plateforme d'e-learning Trace Academia. Ce protocole a pour but d'accélérer, entre autres, le développement de la production artistique et des formations en ligne pour devenir entrepreneurs en RDC.

Lire la suite : Entreprenariat des jeunes/ Trace Congo et OPEC convolent en juste noce 

En République démocratique du Congo, cela fait plus d’une semaine maintenant que le différend perdure entre confessions religieuses sur la désignation du président de la Commission électorale. Six des huit confessions reconnues par l’Etat ont déposé le nom de leur candidat, Denis Kadima. Les Eglises catholique et protestante estiment que c’est illégal et pointent que les pressions et menaces exercées remettent en cause son indépendance. L’opposition, et même une partie de la nouvelle majorité, menacent de ne pas participer à cette CENI. Le mouvement citoyen La Lucha appelle lui à un sit-in ce jeudi matin. Pour en parler, le chef des églises du réveil au Congo, le Pasteur Dodo Kamba, est l’invité de RFI Afrique ce matin. Il s'exprime au nom des six confessions ayant déposé le procès-verbal controversé à l’assemblée.

Lire la suite : Désignation du président de la CENI en RDC : «Les arguments qu'ils avancent ne sont pas fondés»...

Malgré la crise sanitaire et ses conséquences nébuleuses sur l’économique et finances publiques au pays, la Société congolaise des Droits d’Auteur et des Droits Voisons (SOCODA) reste engagé dans la droite ligne de réussir l’organisation de sa prochaine Assemblée Générale. Une initiative saluée par la majorité de sociétaires qui soutiennent la vision de Joseph Roger M’Vula Nyoka Longo de redynamiser cette coopérative des artistes en RDC.

Evidemment, le Président intérimaire du Conseil d’Administration et le Directeur Général de la SOCODA, Agu Michel se  battent bec et ongle pour offrir aux créateurs congolais l’occasion de décider sur l’avenir de leur société qui gère et protège leurs œuvres de l’esprit. 

En effet, renseigne-t-on, ils travaillent d’arrache-pied pour réunir les moyens nécessaires afin que les Assemblées générales de se déroulent dans les conditions optimales et requises. Raison pour laquelle, le Conseil d’Administration a jugé utile de recaler la date du 22 juillet dernier qui était  prévue pour l’Assemblée générale statutaire et le 30 juillet 2021 pour l’Assemblée extraordinaire élective.

Par ailleurs, il nous revient que toutes les deux Assemblées générales seront organisées en ce mois  d’août 2021. Après plusieurs réunions d’évaluation et préparatoires, le Conseil d’administration en connivence avec la Direction générale ont fixé d’organiser l’Assemblée générale extraordinaire le 20 août 2021 et l’Assemblée générale élective le 30 août 2021 à Kinshasa. Le lieu et la date seront  précisés à quelques jours de l’activité. 

Bien que le lieu reste à déterminer, indique-t-on, le conseil d’administration a opté pour l’organisation première de l’Assemblée générale extraordinaire pour permettre à la seule société des droits en RD. Congo de pouvoir se doter d’un statut répondant aux besoins actuels de cette coopérative.

Il faut indiquer qu’à ce jour, la SOCODA n’a pas un statut conforme à l’idée émise par les participants lors de l’atelier du Centre d’accueil en 2011. Des langues affirment que l’ancien comité l’avait « tripatouillé » au motif de demeurer non seulement intouchable, mais aussi ad vitam eternam en défaveur de la société elle-même et des sociétaires accordant des avantages faramineux à certains au détriment des autres.

C’est dans cette optique qu’il y aura, de prime à bord, l’Assemblée générale extraordinaire pour donner à cette coopérative un statut pouvant lui permettre d’organiser ses élections pour renouveler ses dirigeants.

Dix jours après, il sera tenu l’Assemblée élective, c’est-à-dire, le 30 août 2021. Et ce sera le grand jour pour permettre aux sociétaires d’élire les nouveaux administrateurs. « Ça ne sert à rien pour les uns et les autres de s’agiter autour de la date. Les préparatifs vont bon train du côté de la Direction générale qui a mis toutes les batteries en marche pour assurer une bonne organisation à ces Assemblées. Que les troubadours arrêtent avec leurs colportages parce que les choses se préparent et avancent déjà bien. Ce jour-là, nous allons renouveler ou non notre confiance aux gestionnaires actuels», a souligné un artiste musicien- candidat au poste de l’administrateur.

Retenons que le PCA a.i de la SOCODA a pris toutes les dispositions afin que les assises se tiennent dans les meilleures conditions.

Toutefois, le Président Nyoka Longo insiste surtout sur la représentativité de chaque discipline artistique lors des Assemblées.

JD