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Pourquoi doit-on continuer à revendiquer dès lors que l’année 2020 a été déclarée par le Président de la République, ‘’Année de l’action’’ ? A défaut de ces prétendues ‘’actions’’ positives et productives prônées par le père de la Nation, dans l’optique de faire avancer le pays dans la bonne direction, ce sont, par contre, des revendications, pire, des désolations qui sont exprimées ouvertement et fréquemment par des magistrats, professeurs, médecins, étudiants, bref, par la majorité de la population du pays qui vit une misère indescriptible.

Et pourtant, ce peuple n’a jamais demandé des millions. Encore moins des immeubles. Si ce n’est l’amélioration simple des conditions de vie et de travail, tout cela dans un environnement où peut régner une paix durable, une sécurité sociale et une justice équitable. Malheureusement, le changement tant prôné et tant attendu semble plus que jamais lointain.
Quel rebondissement ! De l’action, en passant par des revendications manifestées par des congolais lésés, ce pays, qui s’apprête à célébrer son soixantième anniversaire de l’indépendance, n’aura été qu’un terrain de crises multiples. La crise de légitimité dans les différentes institutions ; la crise sociale incarnée par la grogne sociale à répétition ; la crise économique à défaut d’une bonne politique budgétaire et financière. A cela, faudrait absolument ajouter la crise de leadership, oui un bon leadership managérial qui doit être incarné au sommet de l’Etat. «Aux grands maux, les grands remèdes», dit-on. Seules des grandes réformes politiques, judiciaires et économiques pourraient certainement faire renaître le Congo de ses cendres d’antan, et le hisser immédiatement dans le concert des pays en voie de développement. Doit-on continuer à attendre les donneurs des leçons étrangers pour faire avancer la RDC ? C’est ici que les protagonistes politiques doivent mettre leurs querelles politiques et règlement de compte de côté, en servant non pas un individu ou une autorité morale, mais en servant réellement la Nation. Toute est question de la volonté. La volonté politique des uns, ne ferait-elle pas le bonheur de tous ? A quand la fin de la faim ? Que des interrogations. Le peuple affamé, le peuple lésé, le peuple oublié, le peuple abandonné, sa colère est plus qu’une bombe atomique. Les dirigeants, pensez-y !

La Pros.

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