Quatorze jours d’assises auront suffit à la Communauté Islamique en République démocratique du Congo pour élire son nouvel Imam Représentant Légal. Il a été choisi à l’issue de l'Assemblée Générale qui s’est tenu du lundi 13 au jeudi 20 février 2020, dans la salle du Zoo, à Kinshasa. Une conférence de presse a été organisée à cet effet, le jeudi, dans l’enceinte du siège de cette association des musulmans, dans la commune de Lingwala pour éclairer la lanterne de tous les congolais, et les musulmans en RDC.


Au cours de cette conférence, le Secrétaire de cette communauté, l’Imam Djuma Twaha, a laissé entendre que les musulmans de la République démocratique du Congo peuvent attendre d’eux, un changement. C’est ainsi que dans le nouveau statut notarié par le Ministère de la Justice, il y a deux organes principaux. A savoir, le culte qui est conduit par son éminence Zahidi Ngongo Amani. De ce fait, le conseil des oulama va se pencher sur l’organisation des cultes en RDC et sur le contrôle des gestionnaires de la communauté islamique. ‘’Actuellement, la communauté islamique n’a pas d’ouvres sociales, pas d’home de vieillards alors que nous devons accompagner l’Etat congolais. Et nous nous investissons dans la promotion de la paix en dénonçant des non-croyants qui font des crimes à l’Est du pays au nom de la religion islamique‘’, a-t-il souligné.
L’unité des musulmans est réelle

Selon l’Imam Djuma Twaha, il y a de l’amalgame lorsqu’une personne qui n’est pas imam mais cherche à se donner des titres qui ne lui reviennent pas, alors qu’il n’a jamais dirigé une petite prière. Celui qui se dit musulman, poursuit-il, doit se retrouver au siège de la communauté.
En outre, ‘’face à la crise qui existait, l’Etat congolais s’était porté garant pour nous réconcilier. Mais, malheureusement, nos autres frères ne se sont jamais présenté, ils ont boycotté la réunion et ont mis à mort le protocole d’Accord du 13 juillet 2019 sur la gestion de la COMICO, par une correspondance, forcés selon eux, par les services de la Présidence‘’, a signalé le Secrétaire Général.

Il a, cependant, épinglé qu’il y a bel et bien l’unité des musulmans car, cela n’est pas résumé par un groupe constitué d’une dizaine de laïcs sans notoriété qui se rebellent et qui ont frauduleusement publié un texte au Journal officiel non validé par un ancien Ministre de la justice. A 95%, dit-il, tous les musulmans sont derrières les imams.

Nouveaux axes
Le nouveau bureau de la COMICO est dirigé par l’Imam Représentant Légal Yusufu Djibondo, suivi du Président du Conseil des Oulama, Zahidi Ngongo Bin Amani, du Représentant Légal adjoint chargé des cultes, Moussa Hamir. Après lui vient Abdoul Karim Ngomakosi, IRL adjoint chargé de l’éducation, suivi de Alfani Mulunga, IRL adjoint chargé du développement, Zacharia bolingongo, IRL adjoint en charge du social et de Aboubakar Esabi, IRL adjoint en charge des Finances ainsi que le Secrétaire Général Djuma Twaha.

Il sied de noter que le Président de la République, Félix Tshisekedi, avait confié ce dossier de crise entre les musulmans auprès du seul Ministre musulman du gouvernement Ilunga, Mondo Moussa, Vice-ministre des Hydrocarbures et d’un conseiller de la Présidence pour suivre de près ce dossier qui a enfin abouti à une Assemblée Générale à l’issue de laquelle a été élu l’Imam Représentant Légal Yusufu Djibondo. Après plusieurs discussions, Mondo Moussa avait appelé à l'unité de tous les musulmans et avait exprimé le souhait d'intégrer un grand nombre des notables musulmans dans cette structure afin qu'ils participent, eux aussi, au pouvoir décisionnel.

Respect des normes
L’Imam Djuma Twaha avait également souligné, au passage, la légalité de l’Assemblée générale qui venait de se tenir, signifiant que dans un Etat de droit comme la République démocratique du Congo, avant de tenir une manifestation, il y a lieu d’obtenir une autorisation de l’autorité de tutelle. Tel est le cas de la COMICO qui a obtenu cette autorisation auprès du gouverneur de la ville, Gentiny Ngobila Mbaka, le 11 janvier 2020. Et, il a aussi bénéficié de la présence des représentants du Ministère de la Justice et Garde des Sceaux.

Sur le plan légitimité, le secrétaire Général de cette communauté a laissé entendre que leur communauté fonctionne dans l’ancienne répartition des 11 provinces qu’elle désigne comme étant des entités où chaque province avait envoyé ses représentants pour prendre part à cette Assemblée générale. De ce fait, cette légitimité en tant qu’Imam, leur permet de gérer presque toutes les mosquées, soit 109 sur 113 car les cultes doivent revenir aux autochtones.

Joséphine Mawete


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