La coordination des Nations Unies pour la riposte à la maladie à virus Ebola en RDC, en collaboration avec la MONUSCO, a lancé, mercredi 4 décembre, le premier pont aérien sur Biakato dans le territoire de Mambasa, province de l’Ituri, où sévit encore cette épidémie.

Son responsable, David Gressly, précise que cette opération consiste à déployer momentanément des équipes, par hélicoptère, en vue de mener des activités de riposte sur le terrain pour contenir cette maladie.

La décision d’instaurer ce pont aérien a été prise à la suite d’attaques des installations de l’ONG Médecins sans frontières (MSF), de l’Organisation mondiale de santé (OMS) et du centre de traitement d’Ebola de Biakato, dans la province de l’Ituri qui ont contraint tous les agents chargés de la riposte à quitter la région. « C’est très important maintenant de contenir le virus, pour que ça ne s’échappe pas de Biakato et aller contaminé ailleurs », a affirmé David Gressly qui a également annoncé le déploiement des casques bleus et des FARDC pour sécuriser cette zone.

Les installations de l’ONG Médecins sans frontières (MSF), de l’Organisation mondiale de santé (OMS) et du centre de traitement d’Ebola de Biakato ont été attaquées dans la nuit de lundi 2 à mardi 3 décembre dernier.
Il n’y a pas eu de mort, mais plusieurs dégâts matériels. Les auteurs de ces attaques ne sont pas encore identifiés, indiquent des sources qui font savoir que cette menace persistante a obligé l’ONG MSF à suspendre ses activités dans la localité de Biakato. Et, tous les agents de MSF ont été évacués de Biakato vers notamment Mambasa-centre.

Déjà, des hommes non autrement identifiés avaient jeté de projectiles dans les sites de l’OMS et au centre de traitement d’Ebola, poussant certains malades à se sauver, tout en occasionnant cette suspension des activités.
Il sied de noter qu’au cours de la visite du comité provincial de sécurité samedi dernier à Biakato, toutes les couches sociales ont exigé le redéploiement des équipes de riposte pour sauver des vies humaines. Mais, la situation sécuritaire reste volatile.

Joséphine Mawete


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