Cela commence à durer. Depuis un certain moment, le phénomène dit Ujana fait rage en République Démocratique du Congo, précisément dans la ville de Kinshasa.

Ce vent, si violent chez les adolescentes, tire son nom d’une école de formation des jeunes footballeurs au nom d’Ujana, dont l’âge varie de 8 à 23 ans, mais aussi de la langue swahili qui veut dire tout simplement ‘‘jeune’’. La déformation de ce contexte est caractérisée par une catégorie des jeunes filles dont l’âge varie de 15 ans à 23 ans, qui ont l’habitude de se vêtir d’une manière impudique et sans retenue, en exposant la quasi-totalité de leurs parties sensibles à la merci de tous, de manière à nuire à la société.
Si les années passent et ne reviennent plus, ce phénomène, quant à lui, passe et revient désormais continuellement. Il réapparaît aujourd’hui sous différentes formes et avec une nouvelle dimension dans la capitale rd-congolaise.
Nonobstant le fait que les autorités congolaises ont tenté de mettre fin à cela par des mesures sécuritaires consistant à embarquer les mineures qui s’exposent à la prostitution, puisque c’en est devenu une des formes, jusqu’à la présence physique de leur responsable.
Il y a eu, en effet, plusieurs interpellations de certaines jeunes filles. Malheureusement, celles qui ne sont pas concernées par cette mesure du fait de leur âge persistent encore et toujours dans ce fait dégradant l’image de la jeune fille, voire de la femme congolaise.
Ce phénomène satanique, pour les uns, et libertin pour les autres, est totalement visible auprès de ces jeunes filles qui pensent être à la mode, imitant inlassablement la culture occidentale.
Cibles
Actuellement, les principales cibles des ‘’Ujana‘’ sont les couples mariés dont les hommes sont les victimes utilisés avec leur consentement. Pour la plupart des jouvencelles, il n’y a aucun, alors vraiment aucun intérêt de s’unir avec un jeune homme, sauf si ce dernier loge des lingots dorés ou argentés dans ses poches.
A ce sujet, pour certaines femmes et un groupe d’hommes dont le micro leur a été tendu, inutile est de beaucoup réfléchir sur cette question. Ce phénomène est insupportable, point barre. ‘’Déjà, les parents qui abandonnent leurs filles à ce genre d’accoutrement détruisent la vie de celles-ci et contribuent aussi bien à leur prostitution qu’à la dépravation des mœurs. Ainsi, ce phénomène cause l’adultère et l’infidélité dans certains couples‘’, s’est plaint une mère de famille.
A cet effet, d’autres pensent que c’est à force d’être régulièrement face aux différentes vidéos des musiciens nationaux et étrangers, dont les pratiques laissent à désirer, des films et séries ‘’enfants non admis‘’, qui contribuent à leur destruction pour arriver à cette situation. C’est à ce niveau qu’est martelé le rôle des responsables congolais, précisément la Commission Nationale de Censure des Chansons des Spectacles (CNCCS), qui, visiblement, ne joue vraisemblablement pas son rôle, pour autoriser le passage de certains clips vidéo à la télévision. Pour plusieurs, d’ailleurs, les autorités doivent accentuer sur la procédure de la fermeture des bars, terrasses, boites de nuit travaillant en dehors des règles de morale.
Toutefois, pour ces hommes qui bénéficient des services des ‘’Ujana‘’, c’est plutôt une sorte des réjouissances et de soulagement, d’autant plus que ce phénomène leur donne la possibilité d’aller voir ailleurs quand tout va mal dans leur vie conjugale.
Il peut être ajouté à ce phénomène tout ce qui touche à l’accoutrement des jeunes, en général, qui est de plus en plus déraillé.


Jienel Kambala

 


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