C’est tout simplement un model de pantalons Jeans qui laissent entrevoir les cuisses et même presque toute la jambe de ceux qui en portent.

Il s’agit du phénomène «Kata Fumbwa» qui, aujourd’hui plus qu’hier, a refait surface et bat son plein chez la plupart des jeunes kinoises et kinois.
Chose curieuse, certaines filles, très forte de corpulence, en font leur préférence. Au départ chez les jeunes et les adolescents, c’est un mode d’habillement qui touche à ce jour une plus large catégorie des personnes.
‘’Ô temps, ô mœurs !‘’, s’exclamaient, jadis, les romains. Ce qui se passe en ces temps fait donc revivre, malheureusement, cette expression.
Qu’est-ce qui explique donc ce phénomène ? Les réponses sont multiples. Certains jeunes abordés à ce sujet expliquent que c’est par simple préférence, qu’ils mettent ces vêtements que d’aucuns vont jusqu’à traiter de démoniaques. D’autres, par contre, avancent que c’est par souci de faire comme les stars qu’ils aperçoivent tous les jours à la télévision. Bref, c’est en vogue et c’est à la mode.
Les séries télévisées et les téléréalités n’ont fait qu’accentuer ce fait. ‘’Pour se sentir réellement dans la peau d’un vrai jeune, il faut s’habiller de cette manière‘’, a lâché, aisément, un lycéen. Sinon, poursuit-il, on se moque et on vous traite de démodé. Fort malencontreusement, les filles en âge mature, prêtes à assumer des responsabilités, se vêtent aussi de la sorte.
‘’Je suis choquée quand je vois ce phénomène grandissant, et je me demande où va-t-on ?‘’, s’est écriée une dame, fervente disciple du Christ, très scandalisée. Pour un professeur d’école interrogé à chaud, ‘’les valeurs africaines se meurent et il est temps d’y songer. Moi, je pense que c’est la pauvreté qui fait que certains jeunes n’obéissent plus aux règles, même fixées par leurs propres parents. L’Etat doit vraiment s’imposer‘’.
En fait, l’éducation de base et les bonnes valeurs sont acquises dès le bas âge. Et, ce sont les parents qui doivent y travailler en premier. Il est vrai que ce phénomène prend de l’ampleur et personne ne semble pouvoir le stopper. Plusieurs langues dénoncent le fait que les occultistes œuvrent, nuit et jour, dans le souci de nuire aux enfants de Dieu et les plus faibles tombent dans le filet. Cela est un fait, bien pour ceux qui croient. Qu’en est-il des non-croyants ? ‘’Le mal reste le mal, même si c’est tout le monde qui le fait. Sans doute une préférence, mais à quel prix ? Il est des habits qui n’honorent ni les hommes, ni le Seigneur. Et l’on ne peut pas parler de préférence quand la morale est mise en jeu‘’, a tranché M. Boaz Kabeya, un éducateur et formateur des jeunes à l’église St François. Toutefois, la question reste posée et les réactions doivent interpeller chacun car, l’avenir d’une nation en dépend.


Grâce Kabedi


Les plus lus