Le monde entier a célébré, le 11 octobre, la journée internationale de la jeune fille. A Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, cette journée a été festoyée sous le thème : «L’éducation de la jeune fille, gage du développement de la RDC».

Sur ce, la Coalition de lutte contre les grossesses non désirées (CGND), appuyée par l’Ong internationale Ipas, a sensibilisé les jeunes filles de la Commune de Bandalungwa, à l’Espace Moto na Moto, sur les différentes méthodes contraceptives, pour éviter des grossesses précoces et non désirées. Car, celles-ci sont, sans doute, à la base des avortements à risque.

Cette activité a été honorée par la présence de la Secrétaire générale au ministère du Genre, famille et enfant, Mme Andrienne Binuana qui a représenté la Ministre d’Etat, ministre de Genre, Béatrice Lomeya.
Pour ce faire, Mme Andrienne Binuana a encouragé ces jeunes filles à étudier afin de préparer leur avenir. Car, confirme-t-elle, l’éducation est le gage du développement de la République démocratique du Congo.
‘’Nous savons qu’investir dans la fille, c’est garantir l’avenir. Tout ce que nous faisons c’est pour chercher à encadrer tous les efforts pour que les filles puissent libérer leur potentiel afin de participer effectivement au développement du pays’’, a-t-elle souligné.

Il sied de souligner que la Coalition de lutte contre les grossesses non désirées, à travers les ONGs : SI JENESSES SAVAIT, AFIA MAMA, appuyés par l’ONG américaine IPAS, a focalisé sa sensibilisation sur la santé sexuelle et reproductive.

D’où, Mme Adrienne Binuana a saisi cette opportunité pour expliquer à ces jeunes filles les dispositions de l’Article 14, alinéa 2, point C du Protocole de Maputo qui autorise l’avortement dans les cas spécifiques de viol, inceste, violence sexuelle ou si la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la femme ou l’état du fœtus.
‘’Nous sommes venus redonner l’espoir à ces jeunes filles de suivre le message pour qu’elle puisse gérer leur santé sexuelle et reproductive, en prévenant les grosses précoces. Surtout qu’il y a, parmi elles, des filles qui n’ont pas pu poursuivre les études. C’est une occasion pour nous d’appeler ces jeunes filles à observer l’hygiène menstruelle, quel que soit leur niveau de revenu’’, martèle-t-elle.

En effet, certaines filles ont avoué que c’est pour la première fois pour elles d’acquérir les notions sur la lutte contre les grossesses précoces, les avortements à risque et les infections sexuellement transmissibles.
M. Robert Wangachumo, chargé de plaidoyers à l’ONG Ipas, a axé son mot sur la lutte contre le mariage précoce. Il a conscientisé ces jeunes filles à se donner aux études pour l’avenir du pays. ‘’ La valeur d’une femme ce n’est pas seulement le mariage. Car, la voie la plus directe des grossesses non désirées, c’est le mariage précoce. Il faut, par contre, que vous puissiez vous donner aux études d’abord’’, s’est-il adressé aux jeunes filles.

Toujours en marge de cette journée dédiée à la jeune fille, une grande activité a été organisée au Lycée Sacre-Cœur, où les membres du gouvernement, femmes d’influence, partenaires internationaux et lycéennes se sont réunis.
Béatrice Lomeya, Ministre d’Etat et Ministre en charge du Genre, Enfant et Famille, a encouragé les jeunes filles à étudier avec «sérieux et détermination».
C’est dire qu’avec la gratuité de l’éducation de base, plus jamais une fille ne peut rester à la maison pour manque des frais scolaires.

A cette occasion, les lycéennes ont appelé à recourir aux méthodes contraceptives pour éviter des grossesses précoces et non désirées qui peuvent bâcler leur formation et avenir.
D’ailleurs, Béatrice Lombeya a remis symboliquement aux filles, des kits des premières règles offerts par UNFPA pour briser le tabou autour de la menstruation qui cause chez de nombreuses filles l’exclusion et la discrimination.
Pour rappel, depuis 2012, chaque 11 octobre est dédié à la Journée internationale de la jeune fille. Cette année, le thème international retenu est « Jeunes filles, une force libre et inarretable».

Jules Ntambwe


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