A l’occasion de la journée mondiale de l’avortement sécurisé, Béatrice Lomeya, Ministre d’Etat ministre en charge du Genre, Famille et Enfant, a pris part à une conférence organisée par la coalition de différentes organisations non gouvernementales tant nationales qu’internationales, de lutte contre les grossesses non désirées.

C’était le jeudi 3 octobre 2019 à Kinshasa. Objectif ? Militer en faveur des droits et santé sexuelle et reproductive. La ministre a souligné ici que l’avortement médicalisé ne peut en aucun cas être utilisé comme méthode contraceptive de planification familiale.
Chaque année, cette journée est consacrée à la contraception et à la problématique des grossesses non désirée et aux avortements médicalisés. Elle concoure aux efforts de la réduction des taux de mortalité maternelle et infantile en RD. Congo qui est comptée parmi les 6 pays à l’échelle mondiale où il y a un taux élevé de la mortalité maternelle.

Par ailleurs, Béatrice Lomeya a précisé que le rôle du Gouvernement n’est pas de généraliser la légalisation de l’avortement médicalisé, mais plutôt de prévenir ces grossesses à travers une bonne planification familiale. Ainsi, la ministre de tutelle a souligné le fait que ‘’l’avortement médicalisé ne peut être utilisé comme moyen de contraception de planification familiale‘’. Cependant, insère-t-elle, le Gouvernement reconnaît aux femmes le droit d’accéder à l’avortement médicalisé, selon les indications reprises dans le Protocole de Maputo. Et ce, en cas d’inceste, de viol ou d’agression sexuelle. ‘’Ce protocole doit aussi être appréhendé dans son intégralité car, il aborde plusieurs thématiques aussi importantes les unes que les autres qui touchent les droits des femmes‘’, a-t-elle fait savoir.

Instrument juridique capital
Etant donné que la question de la santé sexuelle et de la reproduction a été longtemps suivie de près par ses prédécesseurs, Béatrice Lomeya s’est proposée d’emboîter le pas afin d’assurer la continuité de ce qui a été amorcé. Et même en sa qualité de membre du comité technique spécialisé de l’Union Africaine sur l’égalité de sexe et l’autonomisation des femmes, elle s’est engagée à promouvoir cet instrument juridique en République Démocratique du Congo.

Il sied de rappeler que la RDC a adhéré au Protocole de Maputo en 2008. Cette adhésion est un signal fort, selon la Ministre d’Etat, de son engagement de donner aux femmes congolaises le droit à l’accès à la protection par cet instrument juridique Africain. Lequel instrument procure le droit à la santé et à la reproduction. Béatrice Lomeya, Ministre d’Etat ministre en charge du Genre, Famille et Enfant a salué tous les partenaires engagés dans l’amélioration de la santé maternelle en République Démocratique du Congo notamment, MEDECIN SANS FRONTIERE, MEDECIN DU MONDE, AFIA MAMA et RESCUE.

Joséphine Mawete


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